A la découverte du Cap (2)

Deuxième partie : Détour par Béziers (1/2)

L’homme qui vient de me prendre en charge doit avoir 35 ans. Il doit mesurer un bon 1,90 m, assez fin, une présence calme, un regard doux, de jolies mains mais surtout un regard à faire fondre la banquise. Voilà qui augure bien des souvenirs. En route pour Béziers donc, mon nouveau maître me demande d’où je viens et comment je suis arrivée dans les environs. Après ces banalités, il s’intéresse à ce que j’aime, les limites que je ne veux pas franchir, mon safeword (rouge, toujours). Il m’avoue fréquenter le même site de rencontres que moi. Puis il se tait, comme gêné, et le voyage se poursuit calmement. Sans m’en rendre compte, je plonge dans le sommeil. Sa conduite douce probablement fait son effet sur mon corps épuisé par les émotions et les vagues de plaisirs contrariées de cette troisième journée dans le Sud. Nous arrivons dans la banlieue de Béziers en fin de journée, une zone artisanale se profile. Il s’arrête devant un entrepôt. Il coupe le moteur et me demande d’attendre quelques minutes. Il sort de la voiture, va ouvrir une grande porte, entre et ressort moins de deux minutes plus tard avec un grand sourire. Il me fait signe de prendre mon sac et de venir. Il m’indique un grand escalier de métal. J’y grimpe, lui juste derrière moi. Je sens son regard posé sous ma robe courte et au moment où j’arrive devant une porte, je le sens passer sa main entre mes cuisses et caresser doucement mon clitoris. Sa voix douce et chaude me demande de mettre les mains contre la porte et de me détendre et que rien d’autre ne sera entrepris ici. Il monte la dernière marche, de sa main libre cherche ses clefs et ouvre la porte. Sa première main n’a pas quitté mon sexe et me caresse, des frissons parcourent mon épine dorsale incendiant mes reins. Nous entrons dans un loft qui semble donner sur un atelier en contrebas. L’ensemble est propre et rangé à première vue, l’espace est clair, une grande pièce faisant salon, salle à manger et ouverte sur une cuisine.

Il me demande de me mettre à genoux sur le canapé face au dossier, sa main toujours collée à moi. Quand son corps frôle le mien, je sens son désir prendre de l’ampleur, à la modification de forme de son pantalon. J’ai hâte d’en avoir plus. Sur le canapé, il pose une grosse serviette de toilette, m’installe et commence sans autre formalité à me branler doucement d’abord, presque amoureusement. Plus la tension monte, plus ses mouvements se font vifs et rapides. Très rapidement, je sens la chaleur monter du plus profond de mon corps, mon orgasme prend forme et je gémis de plus en plus fort. Quelque chose cède en moi et je sens un liquide projeter hors de moi et une libération se faire. Je me découvre fontaine. J’ai rarement joui aussi vite et avec tant de violence. Me laissant reprendre mon souffle, il m’indique la salle de bain pour prendre une douche. J’accepte sa proposition et file sous l’eau chaude. Quand je sors de ce doux cocon, il flotte dans l’appartement l’odeur d’herbes fraîches et d’épices. Il me fait signe de venir manger. Nous discutons de choses et d’autres, que sa fille de cinq ans lui manque. Depuis que sa compagne l’a plaqué, il ne l’a vue que quelques fois et je vois bien sa sincère affection pour la petite, dont une photo trône sur la hotte de la cuisine. Après le dessert, il me fait asseoir à ses côtés sur le canapé.

La serviette a disparu. J’en conclus qu’il veut juste de la compagnie pour ce soir. Nous regardons une série policière, américaine je crois me souvenir. Sa main se pose sur mon épaule et me presse contre lui. Toute concentrée que je suis sur la télévision, je ne me rends compte de quelque chose que lorsqu’il m’incline la tête vers son pantalon. Il est baissé et laisse apparaître son caleçon déformé par une érection naissante. Ses intentions sont évidentes, alors consciencieusement, je place mes mains sur le renflement de tissu et commence un massage des plus doux. Mes mains glissent sous le tissu pour libérer son sexe qui commence à gonfler d’orgueil. Mes doigts courent de ses couilles à son gland, pour redescendre vers son sacrum, mes paumes pressent ses testicules. Son sexe se dresse sur quinze bons centimètres déjà et semble en vouloir encore. Alors doucement, je dépose des baisers chauds sur son gland. Ma langue décrit des arabesques sur son membre, mes mains toujours occupées. Je commence à ouvrir la bouche sur son gland quand je sens un frisson le parcourir. Il retient son souffle. Je m’efforce de lui procurer le plus de sensations et le plus longtemps possible. C’est lui qui donne le rythme en donnant des petits coups de reins quand je dois accélérer le rythme. Il place une main sur ma tête et de l’autre me fait descendre du canapé pour me placer entre ses jambes. Son sexe atteint facilement les vingt, vingt-deux centimètres, son prépuce est tendu à l’extrême. Son gland a pris une jolie couleur bordeaux (un comble pour la région! lol) et sa respiration est saccadée. Reprenant ma tâche, j’ouvre la bouche pour faire glisser mes lèvres sur son membre et continuer à lui rendre le plaisir qu’il m’a offert toute à l’heure. J’aime sentir sa queue glisser entre mes lèvres et frapper le fond de ma gorge, la sentir palpiter à chaque fois que ma langue frôle le dessous de son gland ou détaille le contour de son prépuce. La tension commence à se faire ressentir au niveau de son ventre et ses mains se crispent un peu plus dans mes cheveux lâchés. Ses doigts agrippe ma crinière encore humide de la douche et donnent le rythme à ma bouche. Je serre et je desserre les lèvres au gré de mes va-et-vient entre ses cuisses. Mes mains quittent sa queue pour passer sous ses cuisses et me sentir plus proche encore. Son sexe a un goût de sel, de soleil et de sueur. Il est doux et vigoureux. Mais je sens qu’il se retient ou qu’il n’arrive pas à lâcher-prise, alors je tente de le regarder pendant que je le suce. Nos regards se croisent, sa bouche s’entrouvre sur des mots vulgaires, me traite de salope et de putain. Je le sens au bord de l’émoi quand une contraction de son bas-ventre me donne raison. Ses râles se font plus rauques et forts, ses mains plus dures et son jus gicle au fond de ma gorge, chaud et sucré. Je l’avale. Il s’écroule épuisé sur le canapé. N’ayant pas eu de consignes pour le couchage et étant toujours en mode soumise, je m’allonge par terre devant le canapé. Une heure plus tard, il se réveille, s’excuse et me laisse le canapé avant de regagner sa chambre.

Au matin, réveillée par l’odeur du café, je le trouve torse nu dans sa cuisine. Il me tourne le dos et même si je reste silencieuse, il me dit que si cela me convient je peux rester avec lui deux jours entiers à condition d’être discrète, de ne pas entrer dans la pièce du fond, sa chambre, et de ne pas sortir de l’appartement dans la journée puisque l’escalier donne directement dans l’atelier. Si j’ai besoin de quelque chose, je dois lui envoyer un message à un numéro écrit sur un bout de papier posé sur la table de la cuisine. Il m’indique où se trouve ce qu’il faut pour mon petit déjeuner. Il veut que le déjeuner soit prêt pour 12 heures 15 précises et m’annonce qu’il passera l’après-midi en rendez-vous. La télévision est accessible, mais le son doit rester bas pour ne pas être entendu par les ouvriers de l’atelier dont il est le patron. Son retour est prévu pour 16 heures. J’accepte ses conditions qui me permettent un peu de répit dans ce séjour mouvementé. Sur ces informations, il quitte le loft et verrouille la porte à clé. Devant lui préparer son déjeuner, je me permets de regarder ce qu’il y a de disponible dans cet appartement de célibataire. A ma grande surprise, je trouve des légumes, de la viande et des fruits dans le réfrigérateur, même si je trouve aussi des plats préparés dans un placard. Rassurée de pouvoir m’acquitter de ma tâche, je prends mon petit déjeuner, file sous la douche tout en réfléchissant à ce que je vais bien pouvoir lui préparer. Ne connaissant pas ses goûts, je décide de faire simple, une petite ratatouille maison et des escalopes de volaille. En dessert, j’opte pour une salade de fruits frais. Vue la température du jour, près de trente degrés, ça rafraîchira tout le monde. Après avoir fini de tout préparer, je m’installe devant la télévision, mais le niveau des programmes est tellement nul que je décide de mettre une chaîne musicale, pendant que je découvre l’appartement. Je ne résiste pas longtemps à l’envie d’explorer sa chambre, interdite et spartiate, mais j’ai besoin de m’occuper. J’y trouve une table à repasser et une pile de chemises froissées. Je me mets en quête du fer qui va avec la table et m’installe dans la salle commune. Quand sonne midi, cinq chemises sont repassées et suspendues à des cintres, un pantalon de costume noir a retrouvé un peu de dignité. Je remets le tout dans sa chambre, le linge frais repassé regagne la penderie quand le minuteur du four m’indique que la cuisson de mon plat est finie. Je mets la table et attends que mon Maître du moment rentre pour le déjeuner.

Ma position d’attente est invariablement la même. A genoux, jambes écartées mais pieds croisés, fesses reposant sur mes talons. Mes mains reposent ouvertes dos contre mes cuisses et ma tête est baissée. C’est dans cette position que j’attends le bruit de clés qui me dira qu’il est là. J’entends les clés, guette le moindre bruit qui m’indiquerait que c’est bien lui. Quand il rentre, il a l’air épuisé de sa matinée de travail, mais quand nos regards se croisent, je vois dans ses yeux la satisfaction d’avoir une soumise docile. Il me dit de mettre un deuxième couvert et de venir manger avec lui. Le repas semble lui convenir, nous mangeons en silence. Il ne me viendrait pas à l’idée de briser cet instant de tranquillité. Après le repas, pendant que je débarrasse la table et m’apprête à faire la vaisselle, il se rend dans sa chambre. Entré dans la pièce depuis une dizaine de minutes, il me demande de venir le rejoindre. Sa voix est calme, mais je ressens une tension anormale. Je ne le fais pas attendre. Il est contrarié car je suis rentrée dans son antre et veut savoir pourquoi. Je lui explique que je souhaitais me rendre utile et que j’ai pris sur moi de repasser le linge qu’il avait en attente. Pendant que je m’explique et lui demande humblement de pardonner mon écart, il se rapproche de moi. A peine finie, je sens sa main sur ma nuque et il me projette sur le lit. Il m’assomme de jurons et se jette à califourchon sur moi. Prise au dépourvu, je ne sais pas trop comment réagir. En un instant, mes poignets sont immobilisés dans des entraves fixées à la tête du lit. J’ai beau me débattre, il m’attache les deux chevilles de la même manière aux pieds de son lit. Je me retrouve ) plat ventre, pieds et poings liés sur son lit. Il ouvre ma robe dont la fermeture se trouve sur le devant et permet d’ouvrir totalement la pièce de tissu. Il sort de la chambre avec son téléphone et je l’entends en grande conversation. Il modifie son rendez-vous de cet après-midi. Quand il revient, il a passé un T-shirt à la place de sa chemise et tient dans sa main droite un ceinturon large de plusieurs centimètres en cuir plié en deux. Je frémis autant d’appréhension que de désir. Dans sa main gauche, la serviette d’hier soir. Il pose le ceinturon le temps de placer la serviette sous mes fesses et me regarde, visiblement satisfait de ce qu’il contemple. Je suis allongée sur le dos, ma robe grande ouverte permet de voir mon corps nu et épilé, intimité comprise, jambes écartées. Mon sexe lisse semble l’intéresser beaucoup. Il ouvre le premier tiroir de sa commode, en ressort deux foulards. Si je suis sage et silencieuse, le deuxième foulard ne servira pas de bâillon. Il place le premier foulard sur mes yeux et s’assure de sa totale efficacité. Je le sens quitter le lit par les mouvements du matelas sous mon corps. Par le bruit qu’il fait, je suppose qu’il cherche quelque chose. Le matelas bouge, il revient. J’entends une vibration. L’instant d’après la vibration frôle mon clitoris. Puis un claquement se fait entendre. Je l’avais oublié celui-là. C’est son ceinturon. Il joue des deux successivement. Une fois le vibromasseur, une fois le ceinturon. Une fois la vague de plaisirs, une fois le feu du cuir. Après quatre à cinq cycles, je ne sais plus lequel est plaisir et lequel est douleur. Au bout de dix cycles, il semble faire une pause. Il prend une inspiration profonde et plonge ce qui semble être ses doigts en moi. Il me palpe, me sonde puis, j’entends un « Zip » de fermeture éclair. Ses genoux glissent sous mon corps et je sens son membre à l’orée de mon antre. Il me prend sans autre forme de procès et me glisse à l’oreille que la prochaine fois que je rentre dans sa chambre sans son autorisation, je ne pourrais plus m’asseoir pendant plusieurs jours. Il retire le foulard de mes yeux.

Il me dit qu’il a à faire à l’extérieur et qu’il revient dans une à deux heures. En attendant, je dois être très sage. Il place le ceinturon à ma taille nue et vient y fixer deux sangles provenant du lit. Je ne peux même plus bouger le bassin sur les côtés. Il vient placer le vibromasseur en marche entre mes cuisses. Il m’explique qu’il fonctionne par fréquence de cinq secondes, puis me montre un boîtier. Il me précise que c’est détecteur de mouvements et qu’il entraîne une augmentation progressive du temps des vibrations de cinq, dix, vingt, trente ou soixante secondes, et donc que même s’il n’est pas dans l’appartement et que j’essaie de bouger, la durée de séquences de vibrations augmentera. Il ne peut pas l’éteindre à distance, donc si je bouge de trop, il restera bloquer en fréquence maximale, jusqu’à ce qu’il rentre. J’essaie de me débattre et je vois se dessiner sur ses lèvres un sourire carnassier. La fréquence augmente et la vibration dure maintenant dix secondes. La tension dans mes reins montent, mais disparaît en même temps que les vibrations. Il quitte la pièce.

Publié par Galadriel

Libertine et fière de l'être

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