Deuxième partie : Détour par Béziers (2/2)
A peine la porte est-elle fermée, je me dis que si j’arrive à me débarrasser du vibro, qu’importe l’augmentation des séquences, alors je tente de me déplacer pour échapper à la douce torture de cet engin. Mauvaise idée, je ne sais pas comment il a fait, mais le jouet ne me quitte pas. La durée des vibrations a encore augmenté , nous sommes à vingt secondes. Je sens la chaleur de mes reins renaître de plus belle. Je décide donc d’attendre aussi sagement que possible, même si, avec ces vibrations qui reviennent, ça va être difficile. La chaleur se fait plus présente à chaque vague de vibrations et difficile à dissiper. Je ne sais pas combien de temps je reste comme ça, mais la chaleur appelle la chaleur. Et c’est bien malgré moi que je bouge déclenchant une augmentation de la fréquence. Me voilà soumise à un vibromasseur, en mode automatique, qui me vrille les reins à chaque nouvelle vague des vibrations. Je ne veux pas céder au plaisir facile de la machine. Je me concentre autant que je peux sur autre chose, n’importe quoi, mais autre chose que cette chaleur qui monte sans redescendre totalement à chaque vague. Je ne tiens plus les trente secondes de vibrations. Je contracte mes muscles pour détourner l’énergie qui se développe bien malgré moi. Mais je bouge et commence sérieusement à ne plus me tenir. Je ne savais pas que soixante secondes pouvaient être un temps si long. Mes jambes se mettent à trembler, le plaisir me submerge. Je décide de laisser venir la jouissance même si je risque de salir le lit. C’est à ce moment précis qu’il revient dans la pièce et, sans un mot, retire le vibromasseur et l’éteint. Il me laisse là au bord de l’extase sans rien dire. Il détache les liens qui me retiennent, mais je suis incapable de me lever. Je me roule en boule pour laisser se dissiper l’énergie du plaisir qui m’a envahi. Il s’assoit près de moi et caresse mes cheveux quelques instants. Je l’entends dans ma demi-inconscience me dire que ce n’est rien, que si je suis sage, j’aurais le droit de jouir librement bientôt. Il me dit de me reposer et quitte la chambre, non sans avoir caressé la courbe de mes fesses et posé une couverture sur mon corps encore tremblant.
Je ne sais combien de temps j’ai dormi, mais quand j’émerge de la chambre, le loft sent bon les aromates et lui est en train de s’affairer en cuisine. Il m’annonce que nous allons avoir des invités et que je dois me changer, mettre une tenue plus sobre. Je sais déjà ce que je vais mettre, ma petite robe noire, je l’adore. Je demande la permission d’aller prendre une douche. Il me donne un quart d’heure. Je file sous l’eau chaude qui me défait de toutes mes tensions. J’enfile ma robe et une paire de collants noirs toute simple. Les invités ne vont pas tarder, je mets la table pour quatre personnes comme il me le demande. Quand ils arrivent, il me présente comme une amie de passage et eux comme des amis de la région. Ils ont l’air sympa, bien que les deux hommes me matent comme des chiens reluqueraient un bout de viande. Leurs carrures me fait penser à des joueurs de rugby, je dirais plutôt des troisièmes lignes, grands et larges, aux jambes visiblement puissantes et aux mains impressionnantes. Ils sont souriants. Ils discutent tous les trois de sujets qui me dépassent, métallurgie, semble-t-il. J’ai des notions mais rien qui puissent me permettre d’entrer dans la conversation, et puis je ne veux pas mettre mon Maître dans l’embarras. Je me concentre sur la cuisine et le service, et je les écoute. Alors que je suis près de l’évier, le dos tourné à la table, je sens une présence se glisser entre l’îlot central qui me sépare de la table et moi. L’ombre est impressionnante. Elle m’enveloppe totalement et une main toute aussi impressionnante se pose sur mon cul, aussi sûrement qu’une mouche sur un pot de confiture. J’essaie de me retourner pour voir qui est le méchant garçon et je me retrouve collée au meuble de la cuisine par un corps mâle en émoi. Je peux distinguer au niveau de son entrejambe un renflement caractéristique contre mes fesses. Sa main gauche se pose à côté des miennes. Des frissons parcourent mon corps quand je sens son autre main passer sous ma robe. Mon Maître et son autre ami discute toujours très sérieusement à moins de trois mètres de là, comme si de rien était. Je ne sais pas si j’ai le droit de céder à son invité. Si je fais un impair, je risque de le sentir passer. Il m’a promis une fessée mémorable. Mon importun se trouve confronter à un obstacle de taille, mon collant. Je le remplis bien et avec une seule main, il a bien du mal à le faire descendre. Il finit donc par en déchirer l’entrejambe en me demandant combien il a coûté. Celui-là vaut quinze euros, c’est une bonne marque. Par chance, je n’ai pas mis de culotte, sinon elle aurait subi le même sort. Je sens ses mains marquées un temps d’arrêt en me sentant déjà si humide puis il passe son bras autour de ma taille et ouvre son pantalon. Il veut me prendre, là, devant mon Maître et son ami. Sans fausse pudeur, je gémis sans pouvoir me retenir lorsque sa queue pénètre ma chatte. Malgré ses manières un peu rude, il est doux et délicat, me prend lentement. Il me baise. Mes gémissements se font plus forts et il plaque sa main sur ma bouche pour étouffer mes bruits. Je le sens jouir, mais moi je n’ai pas fini. Je me cramponne à son bras pour qu’il reste encore. Quand il réussit à se détacher, je me prends une claque sur les fesses à faire trembler les verres présents sur le plan de travail à côté de moi. Mon Maître demande si tout va bien en cuisine. Son ami lui répond que ce qu’il a fait de cette cuisine est génial, que ses équipements sont formidables. Le deuxième compère sourit de toutes ses dents et mon collant est foutu. Cela ne se voyant pas, je décide de le garder, malgré tout.
Nous repassons à table pour le plat de résistance. Mes joues sont rouges de ce qu’il vient de se passer, mais je fais bonne figure. Quand vient le moment du dessert, mon hôte annonce que quelqu’un s’est déjà servi et que nous allons tous passer sur le canapé pour la suite. Surprise de son annonce, je suis mon Maître et précède ses invités. Je me retrouve avec mon importun qui me saisit les poignets et me jette sur le canapé avec une telle dextérité que je me retrouve sur le dos. Il me maintient les bras au dessus de la tête et son acolyte a de nouveau son sourire narquois. Il baisse son pantalon et je découvre un sexe épais et lisse, tendu à rompre. Il me prend les jambes, les soulèvent en les écartant. Il siffle comme pour marquer son contentement. Il regarde mon Maître et lui dit qu’il sait toujours recevoir ses amis. Mon Maître s’approche de moi et me chuchote que je dois être sage mais pas trop, qu’un peu de résistance serait la bienvenue. En gros, pas question de faire une poupée gonflable. Ils veulent du répondant et du caractère. Devant la situation, je me dois de faire plaisir à mon hôte et ne peux résister à l’envie de m’amuser aussi. Il sait pour le safeworld, donc il arrêtera si je le décide. Mais pour le moment, je veux jouer et je ne vais pas me priver de beaux spécimens comme ceux-là. J’esquive cette queue qui cherche à me pénétrer, je me débats, je crie, obligeant celui qui me tient à changer de position. Il se place à califourchon sur mon torse en prenant soin de ne pas m’écraser de son poids. Il défait sa braguette et malgré tous mes efforts pour éviter son sexe, il me le fourre dans la bouche en me murmurant de me taire. Son acolyte, lui, en a profité pour se mettre à l’aise, je vois son pantalon sur la table basse. Je le sens reprendre là où il s’est arrêté toute à l’heure. Il reprend mes jambes, les soulève et les écarte. Il se place au bon niveau, je sens son gland contre ma chair humide. Et là, sans retenue, plonge à l’intérieur de moi. Il me baise comme si c’était sa dernière chance. J’ai du mal à suivre, privée que je suis de mes mouvements. J’essaie de me débattre et la fougue de l’acolyte reprend de plus belle. La queue dans ma bouche fait des va-et-vient délicieux, me remplissant aussi par là. Soudain, l’acolyte fait signe à son collègue de se lever. Il me soulève et me retourne, me plaçant à quatre pattes sur le canapé. A peine posée, je tente une esquive, mais je suis vite reprise en main par le premier qui m’immobilise les poignets et me remets sa queue en bouche en disant « tais-toi et mange ». Son compère reprend aussi. Il me baise en levrette comme je l’ai rarement été. Il entre en moi si profondément que c’est à en perdre la tête. Je sens apparaître dans mes reins la chaleur annonciatrice de la jouissance. Quand il décharge en moi, enfin dans le préservatif, je pars aussi, des éclairs dans le ventre. Le premier, toujours dans ma bouche à faire de mouvements de bassin, nous rejoint et jouit une deuxième fois pour cette soirée. Mon hôte compte les points semble-t-il et a l’air satisfait de ma prestation. Ils reprennent leur conversations après s’être rhabillé, assis sur le canapé, moi passant de genoux en genoux avec une fessée de temps en temps, ou une fellation à pratiquer. Vers minuit après avoir profité encore de mes orifices, cul compris, ils m’ont laissé sur le canapé. Mon hôte recouvrant mon corps d’une couverture me remercie de ma gentillesse envers ses invités et me dit regretter que je n’habite pas la région. Il baisse la lumière du coin salon et rejoint ses invités. Aussitôt les mâles partis, je plonge dans le sommeil, j’ai quand même joui au moins trois fois ce soir et mon énergie a fondue comme neige au soleil. Quand j’émerge de ce sommeil profond, mes jambes sont lourdes et j’ai du mal à me lever. Les exercices de la veille m’ont littéralement vidé. Mon hôte n’est pas visible. Je frappe à la porte de sa chambre et n’obtiens aucun réponse. De retour dans la cuisine, je trouve un message griffonné et un billet de vingt euro. Il est parti travailler, se charge du repas et le billet c’est pour le collant déchiré de la veille. Il me demande de me reposer et de regarder mes messages car ce soir il me ramène au Cap.
Mon téléphone !! Je l’avais complètement oublié. Je vais sur le site de rencontres et je vois que j’ai un message d’un homme de Rennes. Je l’ouvre pour le lire. Il se dit dominateur, possède une réservation à titre professionnel sur un hôtel du Cap et se propose de me faire découvrir les soirées sur le Camp pour les deux soirs qu’il me reste. A la fin du message, il me laisse un numéro de portable. Mes yeux ont du mal à rester ouverts, mais je dois lui répondre. Je lui envoie un SMS en me présentant, lui indiquant ce que mon hôte m’a indiqué, que je serais sur le Cap dès ce soir et que j’adorerais découvrir le camp en compagnie d’un « compatriote ». Après avoir envoyer le message je me recouche, épuisée. Je suis réveillée par la douce chaleur sur mes lèvres d’une queue ferme, j’entrouvre la bouche et commence à sucer ce phallus doux et chaud. Mon Maître se tient si près que je ne vois que ses couilles et sa queue tendue. Il jouit rapidement, non sans me traiter de salope et de videuse de queues. J’accepte le compliment. Il me fait me relever et m’invite à partager son repas de crudités. Je ne l’ai même pas entendu préparer tout ça. Il m’annonce avoir encore quelques affaires à traiter avec ses ouvriers pour une commande en cours et qu’il sera de retour vers seize heures, que mon sac doit être près pour cette heure là. Il me rappelle que je ne dois pas apparaître à une des fenêtres qui donnent sur l’atelier. Je décide d’être sage et me tiens aux consignes qu’il m’a donné. Je prépare mes affaires avec une boule au ventre. Je vais aller dans LE camp du Cap. Je frémis à l’idée de découvrir cet endroit plein de mystères et de secrets, qui nourrit tant mes fantasmes. Seize heures arrivent et mon futur ex-Maître aussi. Il n’y a plus personne dans l’atelier quand je descends l’escalier. Il met mon sac dans le coffre de son 4X4 et me fait monter à l’avant. Nous prenons la route en silence. Le temps est au beau, le soleil commence à chauffer en ce début du mois de juin. Nous nous arrêtons à une station service et mon hôte me demande si j’ai besoin d’une pause. Je dois avouer une petite envie naturelle. Visiblement, nous sommes les seuls clients. Il entre avec moi dans la station pour payer, puis me rejoint dans les toilettes. Il verrouille la porte d’accès et me dit que comme j’ai été adorable tant avec lui qu’avec ses amis, il veut me faire un cadeau. Il me propose une partie de jambes en l’air dans sa voiture. Il est vrai qu’elle est grande, j’accepte. Nous remontons à bord, non sans avoir vraiment utilisé les sanitaires. Après quelques minutes de route, il s’arrête sur le bord de la route, me demande de passer à l’arrière et me rejoint sur la banquette recouverte d’un drap de bain. Nous baisons presque normalement, si nous excluons sa manie, que j’apprécie, de placer sa main sur ma gorge quand il prend son pied. Nous reprenons notre chemin une demi-heure plus tard, comme si de rien n’était. J’ai déjà un message d’impatience de son successeur, m’indiquant où mon FEM doit me laisser pour que l’autre me récupère. Je lui réponds que nous serons au point de rendez-vous sous dix à quinze minutes. Je dois avouer que j’ai un petit pincement au cœur de quitter ce coquin sévère mais juste. Mais je le dois et le quitte sans me retourner pour rejoindre le nouveau.
