A la découverte du Cap (4)

TROISIÈME PARTIE : ENFIN LE CAP !(1/3)

En une semaine, je dois avouer que rencontrer trois dominateurs si différents me rend perplexe. Celui-là est âgé d’une bonne quarantaine d’années. Il est entretenu, sans être trop musclé, il fait très « bon chic, bon genre ». Cadre dynamique, commercial, sourire émail diamant. Il m’attend près de sa voiture au point de rendez-vous. Il n’est pas très bavard et m’accueille avec une poignée de mains. Il adresse un vague sourire à celui qui vient de me déposer, puis revient à la soumise qui vient se livrer à lui. Il se présente, Maître L., me demande comment il peut m’appeler pendant que nous sommes ensemble. Je lui réponds seulement Djo ou tout autre appellation qu’il jugera à son goût. Il me propose d’aller dîner, ce que j’accepte. Nous en profiterons pour partager sur nos expériences, nos pratiques, nos limites. Il me demande si je veux découvrir le camp naturiste dès ce soir. Il a besoin de se détendre après la route et un rendez-vous professionnel compliqué. Il m’indique qu’il n’y aura aucun rapport sexuel entre nous au sens commun du terme. Il m’initiera à certaines pratiques, il me veut « vidangeuse ». Il m’explique qu’il aime avoir une soumise qui sache s’occuper de plusieurs queues jusqu’à l’exutoire. Il me demande si je sais ce qu’est un cinéma porno, un vrai. Il se propose de me faire découvrir ‘L’instant X’, le cinéma du camp. Le programme de Maître L. est alléchant. Nous discutons de choses et d’autres sur la route du restaurant. Celui-ci se trouve en plein milieu du camp naturiste, nous devons donc laisser nos vêtements dans la voiture à moins de passer une tenue coquine. Seules ces tenues (ou absence de tenue) sont autorisées le soir venu. Vue l’heure, Maître L. me propose de passer une tenue plus adaptée. J’opte pour ma robe noire et blanche qui s’ouvre entièrement sur le devant avec une fermeture éclair et se ferme avec une ceinture à glissière. Elle fait très « tenue paramédicale », et ouverte assez bas, elle laisse entrevoir un océan de possibilités. Je la sors donc de mon sac, ainsi qu’une paire neuve de bas, un porte-jarretelles et mes chaussures noires à talons de cinq centimètres. Je regarde Maître L. dans l’attente de son approbation. De petits éclairs traversent son regard et un semblant de sourire étire ses lèvres, cela ressemble à un assentiment. Je me change donc pendant que lui se met nu avec un naturel agréable et nous allons donc dîner dans ce lieu si pleins de fantasmes. Le restaurant en lui-même me déçoit un peu. Je ne sais pas à quoi je m’attendais, mais pas à un établissement aussi classique. Je montre une certaine impatience, Il me demande d’être patiente (ce qui n’est pas une de mes vertus). Nous mangeons en parlant de la Bretagne, d’où nous venons tous les deux, et de tout ce qui va border notre relation temporaire. Il me demande comment je compte rentrer en Bretagne à la fin de la semaine, soit dans deux jours. Par le train en théorie, surtout s’Il peut me dépose à la gare de Montpellier, ce qui m’éviterait le taxi et des frais supplémentaires. Il me propose de me ramener à Rennes en voiture. Il a compris que je n’avais pas de gros moyens et me dit qu’en solidarité régionale, je peux annuler mon billet retour (ça fera ça d’économiser sur le voyage qui m’a déjà coûté une partie de mes économies). Ma voiture étant stationnée dans un des parking de la gare de Rennes, Il m’y déposera sans problème.

Je peux enfin respirer et profiter pleinement du moment. Après le repas, il me fait découvrir le site rapidement. Le club le plus en vue, le donjon, la plage des cochons quasi déserte à cette heure-là. Il me promet de m’y emmener le lendemain en fin d’après-midi, pour me faire découvrir l’ambiance. Mais pour l’heure, il m’entraîne vers LE cinéma du Camp. Il ne compte qu’une seule salle défraîchie qui sent la sueur et le stupre, une odeur soufrée, chaude et moite, contrastant avec la chaleur sèche de l’extérieur. Sur le grand écran, une fille de la campagne recueille des bûcherons pendant un orage et se fait prendre par tous les orifices sur une grande table. Des spectateurs vient une rumeur, des halètements avec des échos qui se répondent. Au moment où la porte se referme sur nous, je sens tous les regards libidineux se tourner vers nous, et enfin vers moi. Je constate que je suis la seule femme dans la salle, avec comme seule protection le corps de Maître L. Il m’indique des places, que je m’empresse de rejoindre, en plein milieu de la salle. A peine installés, il fait glisser la fermeture éclair de ma robe pour l’emmener jusqu’à ma taille. Il sort un de mes seins et se met à le malaxer. Des regards traînent vers nous, je sens leur pression. Jusqu’à ce que je remarque un homme assis derrière Lui, avec qui il semble en grande conversation. L’homme change de place pour venir derrière moi. Sa main glisse sur mon épaule. Mon Maître sert ma main pour me signifier de me laisser faire. La main descend sur ma poitrine, provoquant une drôle de sensation, moitié appréhension, moitié plaisir. Il envahit mon espace, son souffle chaud dans le cou, ses deux mains maintenant sur mon corps, comme s’il lui appartenait. Il fouille, ausculte, palpe, déclenchant des frissons de plaisirs qui parcourent ma peau entre chaque zone de contact. Une de ses mains descend toujours plus bas quand Maître L. m’ordonne de me tenir droite, de soulever un peu les fesses, comme si j’étais assise sur un quelconque strapontin quelques centimètres plus haut. Là, je sens la main fouiller mon entrejambe. Elle cherche quelque chose qu’elle aurait perdu ?

Non ! Il me semble qu’elle ait trouvé ! C’est LE bouton, MON bouton, mon clitoris. Elle se met en quête de ma jouissance en jouant avec, en le pinçant, le caressant, le massant. Mon corps, bien malgré moi, vibre de ce contact. Je me penche vers mon Maître, mais celui-ci est en grande discussion avec des hommes qui me regardent en coin. La main continue et le souffle dans mon cou accélère son rythme. Mon Maître revient vers moi et me dit que je suis une salope de prendre mon pied avec un inconnu comme je le fais. Pour pénitence, je serais pour lui un vide-couille et je me dois de satisfaire qui le demandera avant la fin du film, soit pendant une heure. Comme si sa tirade valait droit de cuissage, plusieurs hommes se déplacent parmi les rangées de sièges. Je suis coincée entre les places vides qui me séparent du mur et mon Maître. Et puis, je suis sa soumise après tout, je dois obéir. Il me chuchote qu’il veille et qu’il sera toujours à portée de regards et de main pour moi. Je ne sais pas d’où lui vient cette capacité à me faire avoir confiance. Il est posé, serein.

Je me lève et décide de replier le siège sur lequel j’étais assise. Ainsi faussement assise, la main peut continuer à jouer à me faire trembler. De tous ces hommes, je ne vois qu’une chose, leur sexe. Je ne veux pas croiser leur regard, cela ne m’intéresse pas. Le seul regard que je veux croiser et satisfaire est celui de Maître L. Certains se pressent déjà, le pantalon ouvert. D’autres semblent préférer que je le sorte moi-même de leur gangue. Et quand je fais glisser mes doigts sur le renflement du vêtement, ils gémissent invariablement. Mes doigts parcourent des phallus de tous poils. Des courts, des longs, des trapus, des fins, des tordus, des droits, imberbes ou velus, mais tous ont une chose en commun. Ils ne résistent pas longtemps aux assauts de mes doigts, de mes lèvres et de ma langue. Je découvre que, quelque soit la forme, le style, j’aime le sentir venir du bout des doigts ou de langue. Les vibrations de l’organe avant qu’il n’explose, la peau qui brûle, les couilles qui se contractent. Tout cela me plonge dans un émoi qui me dépasse. Je me découvre une facette de plus. Je peux être une vraie SALOPE, vidés des hommes que je ne connais pas et en jouir. Je n’ai pas compté, mais Lui si ! Et à la fin du film, dont je n’ai aucun autre souvenir que son début, mon Maître me prend le visage entre ses mains, essuie le sperme qui y coule avec un doux mouchoir et pose un baiser des plus doux au coin de mes lèvres. Nous devons quitter la salle, mais j’ai du mal à reprendre pied après avoir joui d’une main inconnue et fait jouir tant de queues.

Nous rentrons à l’hôtel en dehors du Camp, il doit presque me porter. Dans la chambre, il me fait couler un bain, me prépare un Doliprane. Quand je sors enfin de l’eau chaude, il me sèche lui-même en m’enveloppant d’une serviette chaude, me couche dans le grand lit et se couche tout contre moi en déposant un baiser dans mon cou dégagé de ma crinière. Il est tendre. Il s’endort une main sur mes hanches.

Publié par Galadriel

Libertine et fière de l'être

Un avis sur « A la découverte du Cap (4) »

  1. Madame n’est pas une salope, elle ne saurait l’être à mes yeux, mais elle sait donner du plaisir, ici dans sa soumission à son Maître ailleurs, tout à fait autrement.

    Elle est source infinie de plaisir…

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