Troisième partie : Enfin le Cap (3/3)
A quatorze heures, je quitte ma chambre avec mon petit sac de plage, habillée sobrement, une robe tunique mi-longue d’un joli vert d’eau, mais légèrement et bien-sûr sans dessous, et des sandales pour rejoindre le hall principal, sobre et classe, comme le reste (sauf le groom pour la classe). Le chauffeur m’attend et me fait signe de le rejoindre à l’extérieur. Là, un grand SUV blanc aux vitres teintées nous attend. C’est bien la première fois que je vois ce genre de véhicule, mi-voiture mi-utilitaire. Le chauffeur m’ouvre la porte arrière et quand j’entre, je suis saisie par la fraîcheur qui y règne. Il a dû mettre la climatisation à fond. Le cuir est froid sur la peau de mes fesses. L’espace intérieur est impressionnant, je crois que l’on pourrait facilement y rentrer à six personnes sans être à l’étroit. C’est comme si l’on avait retiré une rangée de sièges tellement je me sens loin des sièges avant. Au moment de fermer la porte, l’homme que j’ai pris pour le chauffeur me pousse légèrement et s’assoie à côté de moi. Je prends alors conscience de l’ampleur du bonhomme. Il est bâti comme un athlète, ses bras sont aussi gros que mes cuisses, ou tout comme, et super fermes à ce que je peux constater à son contact. Il me soulève presque pour entrer, un brin de force. Encore émue de ce qu’il s’est passé dans la chambre et de ce que j’ai appris sur Maître L., je ne suis même pas surprise. Je reste tout de même étonnée car le groom, lui, je l’avais cherché un peu. Mais là, aucune manière, à peine un « pardon, Madame » quand il s’assoie. La porte fermée, l’habitacle s’assombrit et je constate que le chauffeur est séparé de nous par une vitre sans teint. Je le distingue, mais ne le vois pas. Mon voisin de banquette glisse sa main entre mes cuisses comme si elles étaient siennes. Il me prend par un bras et me fait basculer à plat ventre sur ses genoux. Il retire sa main de mon entre-cuisses, la porte à son nez et dit comme à lui-même ; « une vraie senteur de salope, humide comme j’aime. » Sa voix vibre de tons graves qui font vibrer tout mon corps. Ses mains écartent mes cuisses, fouillent, retrouvent ma chatte. Il y plonge deux gros doigts et les lèche : « c’est pas mal pour un début d’après-midi ». Puis ces doigts repartent en exploration vers mon cul et je l’entends dire « Il a bien travaillé le groom. Il t’a fait jouir au moins ce con ? ». Je bredouille un « oui Monsieur » tout émue de cette approche triviale. Cette journée est vraiment étrange. Je lui demande la permission de dire quelque chose avant de lui expliquer que je ne dois pas profiter d’autre chose que de la plage ou de la piscine du camp. Il éclate d’un rire tonitruant et finit par me répondre que nous n’y sommes pas encore et qu’il a tout le temps d’en profiter. Je résiste un peu, lui disant que si mon accompagnateur l’apprend, je ne verrais pas le camp de nuit, qu’il ne me fera pas visiter les lieux. Son rire se fait encore plus sonore dans cet espace confiné : « Si tu savais, Fillette ! Si tu savais !!! »
Ma tête tourne de ce qu’il vient de dire. Ses mains repartent à l’assaut de mon corps. Pendant tout le trajet, ses mains me branlent sans relâche, je jouis et me vide comme une fontaine. Mon bourreau des plaisirs me donne à boire de l’eau à chaque jouissance. Il prend un malin plaisir à me sentir perdre toute retenue. Je jouis, je crie, je le supplie de me laisser un peu de répit. Mais rien y fait, sa poigne est ferme et il ne compte pas me laisser de latitude pour bouger. Il veut juste me faire perdre la tête. Arrivés à l’entrée du camp, nous entrons en voiture avec une sorte de passe-droits. Mon geôlier me lâche enfin quand la voiture s’arrête. Il me conseille de me mettre à poils car le soleil est loin d’être couché et de laisser ma robe dans la voiture. Je m’exécute malgré le plomb qui a envahi mes membres. Il sort de la voiture pour que je puisse me déshabiller. Quand je sors, nue, de la voiture, je constate que lui aussi est nu. Il m’attrape le poignet, me demande de prendre mon sac et de le suivre sans faire d’histoire. De toute façon, je n’en aurais pas la force, tellement je suis fatiguée. Il me conduit sur la plage familiale. Là, un espace couvert d’un toit végétal nous attend. Il sort ma serviette de mon sac et l’étale sur le sable. Il me fait signe de m’y allonger sagement. Je ne discute plus et j’obéis. Il prend ma crème solaire dans mon sac et m’enduit le corps de cette douceur avec une délicatesse extrême. Je m’endors pendant que ses mains glissent sur ma peau.
A mon réveil, mon garde du corps pervers n’est plus là. Un jus de fruits pressés m’attend sur une tablette à côté de ma serviette. Mon téléphone posé à côté du verre vibre en mode alarme. Je n’ai aucun souvenir de l’avoir programmer. Je l’attrape et constate qu’il est seize heures. Malgré le toit végétal, je sens que la peau de mon dos a pris le soleil. Pas de coups de soleil, mais un petit picotement qui ne trompe pas. Le soleil a dû pouvoir passer par quelques interstices. J’ai une demi-heure pour ouvrir les yeux vraiment et réveiller mon esprit. Malgré mon physique, je me sens légère. Je commence par le jus de fruit et constate qu’il est encore frais. Cela fait un bien fou. Et encore plus d’être nue et de sentir l’air sur ma peau. Je me lève et m’étire. En regardant autour de moi, j’observe les gens qui partagent ce bout de plage. Tous nus, ils ne perdent pas de temps à regarder les autres, ils profitent simplement du moment, des enfants courent tous nus, rient, crient. Le soleil est encore haut et chaud. Je décide de ne pas mettre ma « robe » tout de suite et de profiter de ce moment simple de nudité partagée sans complexe.
Je décide de rejoindre la plage des cochons tranquillement par le bord de mer. Je sens certains regards sur moi, comme si j’étais habillée, mais je ne sais pas ce qui se passe. Je continue jusqu’à la palissade qui sépare la plage familiale du reste de l’espace. Je remonte vers le chemin piétonnier qui mène à la plage des cochons (je ne sais pas pourquoi ce nom, mais mon ignorance ne va pas durer longtemps). Je marche pendant plusieurs minutes. Je guette l’heure sur mon téléphone. 16H20, j’ai donc encore 10 minutes devant moi. Je choisis de m’asseoir sur un banc et de profiter de ce temps pour réfléchir à tout ce qu’il s’est passé depuis ce matin. Maître L. est un homme étrange. Comment a-t-il pu prévoir chacun de mes gestes, chacune de mes réactions, avoir une telle connaissance de mes petits travers ? Est-il de ceux qui savent lire entre les lignes ? Et pourquoi n’y aura-t-il pas de sexe entre nous ? J’en suis là de mes interrogations, quand mon téléphone vibre. Je regarde l’écran pour constater que ce n’est pas une sonnerie, mais une nouvelle alarme. Celle-ci porte un nom, enfin deux lettres V-C. Je sais exactement ce qu’elles veulent dire. Je n’ai pas besoin de regarder l’heure. J’ai trop rêvé. Je dois rejoindre Maître L. et vite. Il m’a fait comprendre qu’il n’aimait que l’on soit en retard. Je me remets donc en route. Des hommes me doublent, car je veux quand même prendre mon temps. Je surprends quelques chuchotements, des mains qui frôlent mes fesses, des regards qui traînent. J’arrive en vue de l’accès à l’espace qui se fait appeler « la plage des cochons » et je commence à comprendre son nom. Sur ce coin de plage qui doit faire un bon kilomètre, se masse une quantité impressionnantes de personnes, plus ou moins en tas mouvants, de petits groupes qui se déplacent de parasols en parasols. Les chuchotements et les cris d’enfants sont ici remplacés par des halètements et des cris étouffés des mille plaisirs qui y sont prodigués. Je comprends mieux aussi la distance entre l’espace familial et cette portion de plage réservée. Ici, tout est fait pour protéger les jeunes regards de choses triviales. J’aperçois la silhouette de Maître L. Il semble observer la plage, calmement. Peut-être profite-t-il du soleil ou scrute-t-il un groupe particulier. Il est beau ainsi, si décontracté. Je m’approche en silence. Quand je suis à moins d’un mètre de lui, sans se retourner, il me dit : « Djo, j’ai failli attendre. Mais que tu arrives derrière moi signifie que tu as peut-être été sage. »
Quand il se retourne, je lis sur son visage qu’il sait tout ce qui c’est passé depuis qu’il a quitté la chambre ce matin. Il attend sans un mot. Je commence à lui expliquer ma journée et quand ses yeux se posent sur moi, son regard me traverse. Cela m’arrête net. Il sait. Comment ? Je ne sais pas, mais il sait. Je me sens comme une petite fille prise en flagrant délit de vol de bonbons. Je lui demande de bien vouloir me pardonner, que tout ce qui a dérapé a eu lieu avant le camp. Il reste impassible, jusqu’à un subtil changement dans ses yeux. Ses yeux rient. De petits plis se forment aux coins de ses paupières, ce n’est pas flagrant, mais c’est là. Son visage aussi se transforme. Il explose d’un rire clair, lève une main vers moi. Je me crispe, craignant un geste, mais c’est sur mes cheveux que se pose cette main. Elle se fait caresse et glisse jusqu’à ma joue. Il rie. J’attends de pouvoir comprendre. Il m’explique qu’il a compris mon besoin de jouer, de flirter avec les limites. Il m’a organisé ma journée pour qu’elle soit inoubliable et que je sois celle qu’il me voulait ce soir. Il aime voir mes yeux briller comme maintenant des souvenirs des vagues de plaisirs ressenties durant cette journée. Mais maintenant, je devais lui faire plaisir à lui et à personne d’autre. Ça me va bien. Il m’attrape par les hanches et m’entraîne à quelques mètres de là, me demande de me mettre à genoux et de le regarder. J’ai le droit de lui tenir une main, si j’en ressens le besoin. Son regard me suffit et la seule pensée de la journée que je viens de passer m’est suffisante à me plier à ses exigences. Je me mets donc à genoux à ses pieds et je le regarde droit dans les yeux.
Une fois en position, il m’explique que l’homme qui m’a amené avait une mission me faire prendre un maximum de plaisir et une fois installée et endormie de m’écrire sur les reins « vide-couilles » à l’aide d’une crème auto-bronzante, de m’exposer une demi-heure au soleil, puis de me laisser me reposer. Je comprends mieux maintenant les regards, les mains baladeuses et les picotements. Il me prend le visage dans sa main et me donne ses consignes. Le jeu sera de ne pas Le quitter des yeux. Des hommes vont venir me toucher, me masturber, demander ma bouche, voire toute autre chose. Si j’ai des limites, c’est maintenant ou jamais que je dois les exprimer. Donc ni uro ni scato, ça c’est formel. Ni rien qui puisse laisser des traces ! Le préservatif est obligatoire pour toute pénétration. Et dans le sable, j’exclue le vaginal même protégé ! Il acquiesce et me promet de tout faire pour rien ne dérape, que je dois lui faire confiance pour que je puisse pleinement jouir de ce qui va se passer. Il rajoute que si à un moment ou à un autre, je veux que ça s’arrête, je n’ai qu’à prononcer le safeword.
Pendant que nous parlons, je sens que le cercle initialement large autour de nous se referme, inexorablement. Des mains passent dans mes cheveux. Mon regard reste river à Maître L qui fait des signes aux hommes qui nous entourent. Je sens la première main curieuse caresser mon cul, puis changer de cap et se diriger entre mes cuisses. Un doigt anonyme aborde l’orée de mon vallon humide, puis entre sans vraiment hésiter. Il me branle avant d’être rejoint par un autre. Un autre veut ma bouche, qu’il obtient. Quand Maître L. pose son regard dans le mien, j’ai l’impression de sentir son plaisir monter en même temps que le mien. A croire qu’il est dans ma peau. Cela dure une bonne heure. Entre masturbation, coup rapide, ou fellation !!!! Au moment où je pense avoir tout subi, un participant s’approche de Maître L. et lui chuchote quelque chose. Maître L. accepte ce quelque chose et me regarde en prononçant silencieusement « SAFEWORD », ce qui veut dire qu’il n’est pas sûr que ce qui va être mis en pratique me plaise. Une main bien sûre d’elle me branle et quand je suis à la limite de la jouissance, je sens quelque chose qui me surprend. Ce n’est un, deux, ni même trois doigts, qui se frayent un chemin vers mon vagin déjà bien excité. La main entière tente d’entrer. Cela rentre trop facilement pour qu’il n’y ait pas de lubrifiant. Une vague de plaisir venue du plus profond de moi enfle. La main se fait espiègle, elle joue à faire des va-et-vient, elle s’ouvre et se referme. Je sens un corps blotti contre mon flan et un bras enserre ma taille. Le coquin a trouvé un de mes points faibles. J’adore un bon fist et lui semble très doué. Après un temps qui paraît des heures, je sens que les barrières en moi lâchent et un jet de fluide sort de mon corps. La puissante vague de plaisir m’a fait poser les mains au sol. Je me redresse vite pour regarder Maître L. dans les yeux. Les siens brillent d’un éclat de pure satisfaction. Je ne lui avait pas dit pour mon côté fontaine. Après cette dernière salve, les hommes qui ferment encore le cercle jouissent sur moi et mon corps, avec ou sans l’aide de mes mains. Lui semble satisfait. Il chasse la meute de mâles en rûte sans dire un mot, d’un seul regard. Il est surprenant. Il sort ma serviette de mon sac de plage et commence à me nettoyer en me faisant asseoir sur le sable chaud. Il me donne une bouteille d’eau pour me rincer la bouche et boire un peu. Il caresse mes cheveux, comme il doit caresser son chien. Je me repose contre sa jambe quelques minutes et j’en profite pour revenir à mon corps, aux sensations, aux vibrations qui le parcourent encore.
Après une telle prestation, Maître L. me propose de m’emmener me détendre dans un club. Il ne m’obligera à rien si ce n’est me recentrer dans un jacuzzi. J’accepte volontiers ce moment de détente aquatique. Nous quittons donc la plage. Il retire le sable sur mes jambes et me guide à travers le dédale de couloirs qui mène au Club ‘Histoires d’Ô.’ Pour entrer, je passe la robe résille qu’il m’a offert. Très sélectif, il est réservé aux couples et présente un haut niveau de qualité. J’adore, surtout le passage du côté mixte qui mène au club ‘2à2’. Mais je n’ai pas la force d’en apprécier toutes les promesses. Après une douche pour me dessabler et un bain dans le jacuzzi, Maître L. me propose de me ramener à l’hôtel. A la sortie du camp, le SUV blanc est là. Quand nous en approchons, mon garde du corps de l’après-midi en sort côté chauffeur. Avec un grand sourire, il ouvre la porte arrière en me disant : « Alors Fillette ! Bonne soirée ? ». Je suis estomaquée. C’est décidé, je vais demander à Maître L. des explications. Une fois à bord, je me tourne vers Maître L. qui me regarde un sourire sur les lèvres.
« Fillette n’est pas le nom que je te donnerais » finit-il par me dire, un brin rigolard. Je lui demande ce que tout cela veut dire. Il me répond par une autre question : « Est-ce que tu as apprécié ta journée, toute ta journée ?». J’acquiesce. Il continue en m’expliquant que depuis le temps qu’il vient ici, il a fait connaissance avec des personnes et que cela lui permet de pimenter ses séjours. Le groom est un voyeur invétéré qu’il a surpris, il y a quelques années et qu’il n’a pas dénoncé, en échange de quelques services de chambre, un peu spéciaux. Que le chauffeur est un ami qui aime bien masturber les femmes. Ils se sont connus au camp, il y a des années. Cet après-midi, ils ont échangé leurs rôles. Je comprends mieux maintenant. Maître L. a toujours eu une vue directe sur mes « aventures ». Lancé dans une séquence « confidences », je lui demande pourquoi il n’y aura pas de sexe entre nous, car j’ai très envie de le satisfaire. Il me répond calmement qu’il est marié et qu’il ne veut pas tromper sexuellement sa femme. Pour lui, c’est un jeu et uniquement un jeu. Il ne veut pas de soumise permanente, même s’il serait prêt à faire une exception pour moi. Comme je le comprends. Ce type de jeu peut vite déraper et échapper à tout contrôle, si le Dominateur n’est pas assez lucide. Et qu’est-ce qui faire perdre toute lucidité à un homme si ce n’est sa queue dans la bouche d’une femme !
Nous rentrons à l’hôtel, où nous prenons une bonne douche et nous nous couchons blottis l’un contre l’autre. La fatigue aidant, je sombre dans un profond sommeil réparateur. Quand j’ouvre les yeux le lendemain matin, il n’est que 9 heures et Maître L. s’affaire le nez dans les tiroirs où se trouvent mes affaires. Je m’apprête à grogner quand je remarque qu’il est en train de les ranger dans mon sac. Il est vrai que mon voyage touche à sa fin. Il me faut rentrer, retrouver mes coquins, mon travail, ma vie, … Je n’en ai pas envie, mais Lui aussi doit rentrer. Je me console en me disant que je vais passer encore quelques heures à ses côtés. Je le regarde blottie sous les draps sans bouger, je guette le moindre de ses gestes. Je sursaute quand il lâche un : « tu attends quoi pour te lever, on part dans 2 heures. ». Je me sens obligée de me lever quand je vois sur le pied du lit quelque chose qui brille. Je ne reconnais immédiatement l’objet. Je m’assoie sur le bord du lit pour m’étirer quand ses mains se posent sur mes épaules et sa voix, au creux de mon oreille « mets ça, ou c’est moi qui te le met ». Je sens quelque chose de froid sur ma peau. C’est un plug en matière souple, silicone vraisemblablement, translucide. Comme Je ne réagis pas assez vite à son goût. Le voilà qui me renverse sur le lit, me retourne à quatre pattes et me crache sur le cul. Je sens le plug sur ma rondelle. Maître L. pousse légèrement et en bonne soumise, je lui facilite un peu le travail. Le plug trouve sa place. Je remercie Maître L. de me ramener à mon état de soumise et lui demande combien de temps dois-je garder cette partie de Lui, car j’ai bien compris qu’il ne me prendra pas lui-même. Sa réponse fuse : « jusqu’à Rennes », aussi vite que sa main qui frappe mon cul tendu. Il pose une caresse juste après qui me fait penser à un voile de soie qui me frôle. Il sait vraiment y faire. Je file sous la douche, retire le plug pour ma toilette et mes besoins. Une fois bien séchée, je remets l’objet de mon Maître à sa place grâce un peu de lubrifiant. Je sors pour m’habiller. Chaque mouvement est calculé pour qu’il voit bien que je ne l’ai pas retiré. Quand il se rend compte de mon petit manège, il me claque les fesses en me demandant de me dépêcher un peu. Si je continue à minauder, il va appeler le Groom pour m’apprendre à ne pas le chauffer de trop. Je continue à jouer avec lui, me frotter contre lui, je voudrais tellement pouvoir goûter à son parfum. Au bout de 10 minutes, je le vois s’approcher du téléphone. Je m’arrête tout de suite, le suppliant du regard. J’ai de la chance, car nous devons partir bientôt. Il se ravise, mais se fait menaçant du regard. Je me fais aussi petite que mon corps me le permet. Je finis de faire mon sac avec quelques affaires très personnelles. Le sien est déjà à l’entrée de la chambre.
Quand je suis prête, il semble satisfait, nous sommes un peu en avance. Nous rejoignons sa voiture en silence. Nous mettons nos sacs dans le coffre et il m’ouvre la portière. Il en profite pour me claquer les fesses et me dire que je dois continuer à être sage. Il a pu voir que je ne porte pas de culotte sous ma robe. Il fait le tour de la voiture, s’assoie derrière le volant et démarre le moteur. Sa main quitte le levier de vitesse pour m’écarter les cuisses et plonger vers mon intimité. Il me doigte et me fait lécher ses doigts. j’adore sa simplicité. Nous commençons à rouler. Sa conduite est si douce que je ne vois pas passer le village de Bessan. Tout au long de la route toutefois, je suis réveillée par une main baladeuse. Après Bordeaux, son jeu est de montrer mon cul ou ma chatte aux poids lourds que nous doublons. Certains nous font même des appels de phares quand Il se rabat devant eux. Je les aguiche et ça Lui fait plaisir. Son côté candauliste me plaît. Sur les aires d’autoroute, nous nous montrons plus prudent car il y a beaucoup d’enfants. Entre Niort et Nantes nous repérons un autobus de l’armée. Maître L me demande de regarder à l’arrière si rien n’est tombé de la banquette. Je comprends en me plaçant le cul bien en évidence, penchée vers la banquette arrière. Il relève ma robe bien haut. L’émoi est évident parmi les passagers, car certains en viennent à se déplacer pour en voir un peu plus. Maître L. a ralenti pour leur laisser le temps d’apprécier. C’est fou l’effet que cela peut faire de se savoir épiée et désirée. La main de Maître L. se pose sur mon cul et le caresse. J’imagine l’effet que cela produire sur les passagers de l’autobus. Quand enfin nous les doublons, le chauffeur nous klaxonne copieusement. Je me rassois sagement pour tout le reste du voyage jusqu’à Rennes. Arrivée au parking, il me dépose près de ma voiture et un baiser sur la joue en passant une main sur ma nuque. Je lui rends son jouet avant de monter dans ma voiture. Il me glisse à l’oreille que j’ai été adorable et qu’il est dommage que j’habite si loin de Rennes. Il aurait aimé me savoir non loin de lui pour me retrouver de temps à autre. Et moi de lui répondre « Qui sait ? »
Ce voyage m’a fait du bien. J’ai pu en apprendre beaucoup sur mes limites, ma capacité à surmonter certaines barrières. Le cas de Maître L. m’a démontré que certaines rencontres peuvent faire grandir par l’expérience. Cela fait du bien de pouvoir se reposer sur quelqu’un de confiance dans ce type de relation. Le lâcher-prise est total et permet de profiter pleinement sans avoir à se soucier du respect des règles que nous fixons au préalable. J’ai pu aussi apprendre que dans le domaine de la Domination/soumission, il y a autant de type de relation que de Dominateurs et de soumises. Dans mon esprit espiègle et joueur, je pense qu’il serait peut-être sympa de tester l’autre face de cette jolie pièce du jeu BDSM.

très rare de lire de telles histoires coquines ,C’est bien écrit détaillé ,avec des mots choisis.Merci
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Toujours un plaisir de susciter des réactions
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le corps de Madame doucement marqué et offert au soleil et aux hommes, elle sert son Maitre et apprend quelle est belle et désirable, à l’intérieur d’elle raisonne une main, comme raisonne et vibre toute sa sensualité sur cette plage, dans cette voiture et sa force dans mon esprit.
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Très excitant.
Ça donne envie d expérimenter ce scénario avec une femme……surtout le fist que je n ai jamais pratiqué ni vu une femme gicler sa cyprine…..huuumm……avec toi.
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Le fist est un art subtil maîtrisé vraiment par peu d’élus. Beaucoup s’y essayent mais peu réussissent à donner du plaisir à une femme de cette manière-là ! Cette technique nécessite un minimum de connaissances anatomiques de la femme et surtout de la femme en question.
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Oui, je me doute que ce n est pas à la portée du premier venu.
Et je ne voulais surtout pas te manquer de respect en t en parlant.
En tout cas, ta nouvelle est bien écrite et très emoustillants.
Tu comptes en écrire d autres ?
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Je ne compte effectivement pas en rester là, mais plus sur les rencontres qui ont marquées ma vie libertine telles que je les ai ressenties plus que vécues.
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