Moi, c’est Richard, 51 ans. Je cours tous les jours, je ne fume pas, bois très occasionnellement et fais attention à tout ce que je mange. En séjour dans un hôtel clinquant de province pour le séminaire annuel de mon entreprise, je suis ici depuis 3 jours déjà et je m’ennuie. J’ai déjà utilisé deux fois la salle de sport et testé le spa. Mes collègues se gargarisent de discussions sur les actions de la boîte et les mesures prises par le conseil d’administration. Ce soir, je voudrais être ailleurs, plutôt qu’assis dans le coin du bar de cet établissement.

La seule chose qui me redonne vie, c’est ELLE . Malgré le standing de l’établissement, tous les soirs, elle vient au bar dans une tenue qui fait que je ne vois qu’elle. Pourtant, elle ne ressemble pas aux femmes qui m’attirent d’habitude mais il émane quelque chose de troublant de cette femme. Elle est grande mais d’une carrure inhabituelle, ses épaules semblent larges, sa poitrine légère, ses hanches indéfinies et son cul (oups ! je m’emporte !) eh bien, ma foi, il est imposant. Ses pieds sont rangés dans des petites baskets roses. Enfin ! Tout ça, je le devine car elle porte une tenue vraiment…insolite. Elle porte un survêtement noir trop grand mais qui semble faire qu’elle se sent… comme à la maison. J’envie sa légèreté dans cet établissement guindé. J’ai entendu le barman la saluer avec déférence
– Bonsoir, Madame Galadriel.
C’est étrange comme, dès que j’entends ces quelques mots, mon ouïe se fixe pour capter le son de sa voix douce et chargée d’un charme indéfinissable. Elle se fait tendre quand elle répond au barman. Elle a de petits gestes envers lui qui pourrait faire croire qu’ils sont ensemble. L’observer me sort de ma morosité. Elle semble joyeuse et totalement libérée de la pression de la société, son regard brille sur tout ce qu’il croise. On dirait une enfant dans un magasin de jouets. Mais dès qu’elle regarde dans ma direction, je plonge le mien dans mon verre. Pas question qu’elle croit que je l’observe. Là, c’est moi le gamin…
Mon verre est vide, c’en est ridicule. Je le fixe toujours quand une ombre me sort de ma torpeur. C’est le barman ! Il me dépose mon deuxième Perrier tranche de la soirée… Mais je ne lui ai rien demandé !!! Avant même que le moindre son sorte de ma bouche, qui reste grande ouverte, il tapote du doigt le sous-verre et s’en va. Je prends mon verre et regarde bêtement le carré de carton blanc portant le logo de l’hôtel. Je le retourne machinalement… Là, se dessinent de fines lettres gracieuses.
« Richard, depuis le temps que tu m’observes, je pensais que tu aurais eu le courage d’affronter mon regard, à défaut de me saluer. Pour la peine que tu me causes, tu es attendu à 22h dans la chambre 664. Demande le pass au barman. G »
Comment connaît-elle mon prénom ??? Qu’est ce que c’est que cette invitation « pour la peine » que je lui cause ???? Et 22h !!! C’est dans 10 minutes !!!! Ma tête tourne, je n’ai pas bu une goutte de d’alcool, pourtant… Je me sens fébrile… Je m’approche du bar et en posant les mains sur le comptoir, je constate qu’elles tremblent. La voix du barman me sort de mon trouble.
– T’inquiètes pas mon gars, elle est très douce, mais t’aurais pas dû éviter son regard. Tu l’as privé de son jeu préféré, et trois soirs de suite en plus !!
Je replonge en moi, ma tête bouillonne de questions. Je suis pris totalement au dépourvu et pourtant une partie de moi veut en savoir plus. Savoir ce que cache cette chambre 664 et qui est exactement cette Galadriel ???
– Bon !!! Tu te décides ou pas ??? Tu sais, si tu la fais attendre, tu sauras pas !!! Tes questions resteront sans réponse !!! Si tu te dépêches pas, tu vas rater une expérience peu commune !!!! Je te le garantie !!! Par contre, si je peux te donner un conseil pour te faire pardonner un peu de l’avoir observé comme tu l’as fait, quand tu rentreras dans la pièce, ferme la porte, n’allume pas la lumière, avance de 5 pas et mets toi à genoux. Elle adore ça !!! Il me dit tout ça à voix basse penché au dessus de son comptoir.
Et voilà comment un cadre dynamique quinqua et sage se retrouve comme un môme qui tremble à l’idée de se faire gronder par son institutrice. Je m’entends demander au barman :
– Mais, la chambre 664 ? Elle est où ? L’hôtel n’a pas de 6ème étage !
Pour toute réponse, il colle une gommette ronde et rouge sur un pass magnétique de l’hôtel qu’il me tend et me dit :
– Vas-y ! me dit-il en me montrant l’espace ascenseurs.
Maintenant un jeu de piste, du délire !!!! Mais je suis intrigué et s’il me faut suivre ce point rouge… Et bien !!! Allons-y !!! Alors qu’il y a encore cinq minutes, les aller et venues étaient incessantes dans le bar et le hall de l’hôtel, le monde semble suspendu à mes mouvements.
L’espace des ascenseurs est vide. Depuis mon arrivée, je me demande à quoi sert cet ascenseur tout au fond. En regardant de plus près, je remarque que le bouton est rond et rouge contrairement à ceux des autres. Un ascenseur rien que pour ELLE ??? Ma curiosité est piquée !! L’ascenseur demandé indique son arrivée mais ne s’ouvre pas. Je vois alors dans la pénombre un lecteur comme aux portes des chambres. Je fais glisser le pass devant le petit boitier et les portes s’ouvrent. L’espace de la cabine est réduit, pas plus de 2 places… Les murs, le plafond et le sol sont d’un rouge vif surprenant. La lumière tamisée semble venir de partout et de nulle part. Les portes se referment sur moi, abasourdi par mon propre comportement.
L’ascenseur se met en mouvement sans que je fasse quoi que ce soit, mais il me semble qu’il descend. Une angoisse me crispe l’estomac… Je me suis engagé dans quoi exactement ??? Il s’arrête brusquement. Il a dû se bloquer !!! Mais non, les portes s’ouvrent et je ne sais pas ce qu’il me prend, je saute de l’ascenseur comme s’il avait voulu me dévorer. Je promène mon regard sur ce qui m’entoure. Dans ce qui ressemble à un hall, les murs portent des photos en noir et blanc de corps plus ou moins nus, dans des positions plus que suggestives et qui conduit à une unique porte sur laquelle il est inscrit :
664
Je m’en approche et fais glisser le pass sur un détecteur. Un bruit métallique se fait entendre, un verrou magnétique, et la porte s’ouvre. Je repense aux paroles du barman et ne sachant ce qui m’attend, j’entre, referme la porte doucement, bien que le bruit me semble assourdissant. Dans le noir quasi complet, je compte 5 pas et me mets à genoux. Mon esprit est totalement assailli de questions sans réponse, en même temps, le stress monte et me paralyse… C’est à ce moment-là que j’entends quelque chose d’insolite. Un petit rire qui résonne comme un sourire. Puis sa voix douce et chaude.
– Il faudra que je pense à le remercier pour ce présent. Ne t’inquiète pas Richard, je n’ai jamais violé qui que ce soit. Vous êtes tous consentants. Mais ce n’est pas gentil d’avoir fui mon regard, tes yeux gris sont si beaux !!!
À nouveau, ce petit sourire perceptible… Après quelques secondes qui semblent des heures, une lumière s’allume doucement dans un coin de la pièce. J’observe ce qui m’entoure… Un beau meuble à tiroirs fins, verni et brillant, un guéridon, deux chaises dont une d’allure étrange dans cette pénombre, un lit à baldaquin à literie rouge et noir et un fauteuil dans lequel est assise « Madame Galadriel » toujours en survêtement, son visage doux encadré par sa longue chevelure. L’image me décroche un petit gloussement qui provoque instantanément un changement chez elle. Son visage se métamorphose, se durcit et sa voix change, elle se fait cinglante.
– Si j’avais voulu te voir habiller, je serais venu à ta table. Puisque je ne suis pas prise au sérieux, vas-t-en !!!!
Elle se lève et disparaît derrière un pan de mur que je n’avais pas remarqué.
– Excusez-moi ! Je ne voulais pas ! Je ne savais pas ! Ne partez pas !!!
Ma voix se brise. Je fais un mouvement pour me lever et aller la retrouver, où qu’elle soit, mais…
– Madame !!!! Tu as oublié le « Madame »!!! Et si tu veux rester, ne bouge pas ! Sinon lèves-toi et reprends l’ascenseur !
– Bien ! Madame !
Je m’entends répondre d’une petite voix, mais j’ai l’impression qu’elle vient d’ailleurs. Je ressens un trouble comme je n’en ai encore jamais vécu. Visiblement, elle est contrariée. Mais, je n’ai pas envie de partir. Une chaleur m’envahit. J’ai envie de plus, malgré l’appréhension qui ne me quitte pas. Plusieurs minutes passent, je surprends des frôlements de tissus, des mouvements. Je ne veux pas la mettre en colère. Je ne lui dois rien pourtant, mais je n’arrive pas à me lever. Sa voix, dans ma tête, me ramène dans cette chambre… Que m’a-t-elle dit ?? Que si elle voulait me voir habiller, elle serait venue à ma table… Je ne sais pas pourquoi, mais je retire ma veste, ma chemise, mes chaussures et mon pantalon. Et je me remets à genoux. Cette attente m’est insupportable, je brûle de la revoir, de savoir. Je perds doucement la notion du temps.
Après un temps qui me semble interminable, des frissons parcourent mon dos jusque dans mes reins et une chaleur indéfinie s’empare de mon corps. Sa main chaude est posée sur mon épaule. Je ne l’ai pas entendu arriver derrière moi, mes sens m’ont trahi. Comment a-t-elle fait ça ??? Je la sens qui se baisse à ma hauteur et me glisse à l’oreille :
– Tu prends souvent ton pied en caleçon chaussettes ??? Retires ça tout de suite !!!!
Sa voix est redevenue douce, chaude, électrisante. L’énergie qu’elle dégage est irrésistible. J’obtempère sans même me poser de questions. Je me retrouve nu en l’espace d’un clin d’oeil.
– Ecoutes-moi bien ! Je vais t’autoriser à te lever. Sa main fait doucement pression sur mon épaule pour que je ne bouge pas, pas encore. Tu auras cinq minutes pour explorer cette pièce et uniquement cette pièce ! Après, nous discuterons !
…
– Le temps passe !
Sa voix vient de loin, je n’ose pas me retourner. Mais je sens qu’elle n’est plus près de moi, une angoisse me prend. Et si elle ne revenait pas !!! Et si je restais avec mes questions !!! Mon esprit me joue des tours !!! Je sors de ma torpeur et me lève. Nu, je n’ai même pas envie de cacher mon intimité, je suis seul. Mes mains tremblent quand elles s’approchent des tiroirs de la commode. Le métal froid des poignées me brûle les doigts. Dans le premier tiroir, je trouve des liens, des bracelets et ceinture de cuir, des bouts de tissus. Le deuxième contient ce qui ressemble à des martinets, des petits, des grands, certains à manche de bois, d’autres gainés de cuir. Je me penche vers le troisième avec plus d’appréhension. Dedans, un mélange hétéroclite d’objets dont certains me parlent notamment les godemichets de tailles et diamètres différents, d’autres me sont totalement étrangers. Certains me font un peu peur, leur taille paraît inhumaine. D’autres encore me font plus penser à des bijoux, des accessoires dont la destination m’est totalement inconnue. Dans le tout dernier tiroir, ce que je trouve provoque de l’effroi. Je fais un pas en arrière lorsqu’il est ouvert totalement. Pêle-mêle, j’y trouve des pinces, des anneaux métalliques, des aiguilles, des plaques de bois ou de plastique munies de pointes, même un collier étrangleur pour les chiens. Terrifié, je referme ce tiroir si brusquement que le bruit déchire le silence de la pièce. Je m’approche des deux chaises pour me rendre compte que celle qui avait une drôle d’allure toute à l’heure est en fait munie de sangles de cuir un peu partout. Le lit, lui, en dehors de la couleur des draps, présente de grandes lanières suspendues en haut du baldaquin. J’ai encore plus de questions en tête.
Alors que je veux partir à sa recherche, je suis surpris de la trouver adossée au mur à côté de son petit fauteuil dans une tenue toute différente de la précédente, un étrange sourire et un regard carnassiers sur son beau visage. Il n’est plus si doux qu’avant, mais d’une sensualité désarmante. Ses cheveux sont regroupés en une longue natte qui descend jusqu’à ses hanches . Un bustier noir lacé de cuir et brodé d’argent gaine sa poitrine qui paraît ainsi plus généreuse. Ses poignets portent des bracelets de cuir incrustés de motifs argentés, des dragons peut-être. Plus bas, un morceau de cuir mat couvre son intimité jusqu’à mi-cuisses en dessous duquel je peux distinguer des bas noirs à fils d’argent traçant des motifs semblables à ses bracelets et qui contrastent sur la peau blanche de ses cuisses. Et ses pieds sont maintenant sertis de cuir à talon. Elle paraît plus grande ainsi. Plus magnétique aussi, avec ses lèvres rouges et son regard de félin. Elle me fait signe de m’assoir. Sur le moment, je cherche à me remettre à genoux. Plus pour camoufler mon intimité sensible à ses charmes que pour retrouver cette position inconfortable.
– Le lit ! Assieds-toi ! Ce sera plus confortable pour discuter. Après, nous verrons !
Le souvenir de son moment de colère et sa menace de me renvoyer me pétrifient. Elle me pose des questions sur mes pratiques sexuelles. Avec qui, où, quelles positions, dans quelles circonstances ? Elle veut aussi savoir si j’aime la fantaisie !!! Je réponds très laconiquement. Alors , elle s’approche par derrière sur le lit et pose ses mains sur mes épaules.
– Tu as déjà fait ça juste pour le plaisir pur ?
– Fait quoi, Madame ?
– Baiser ! Je te parle de cul, de sexe ! Prendre ton pied sans sentiment ! Tu croyais que je parlais tricot ? Le but de mes questions est de savoir quelle est TA vision du sexe.
– Je ne cherche pas toujours des sentiments, mais j’aime bien qu’une femme prenne soin de moi. Je n’ai personne dans ma vie. Il m’arrive de rencontrer une femme au hasard d’une sortie. Rien de sérieux. Nous couchons ensemble, mais je n’en retiens aucune, jamais.
– Les hommes ? Les femmes ? Une préférence ? Et si je te proposais une autre approche du sexe??? Que repondrais-tu ?
– Que, de vous, j’accepte tout, Madame !!
– Cette réponse est dangereuse ! J’ai vu tes réactions face à certains de mes jouets !!! Fais attention. Cela a beau être un jeu, il peut déraper dangereusement sans précaution. Mais rassures-toi, je n’aime pas laisser de traces indélébiles sur les corps qui s’offrent à moi et la torture ne me donne aucun plaisir. Tu dois savoir que je ne suis pas n’importe quelle femme. Je domine les hommes, j’aime ça et certains hommes en redemandent, d’autres ont juste essayé et certains sont partis. Je n’oblige personne. Je ne te propose rien d’autre que de tester de nouvelles pratiques, de nouvelles expériences. J’ai senti en toi la nécessité de lâcher prise et c’est ce que je t’offre. Tu fais du sport et ton boulot, c’est ta vie. Maintenant, nous allons penser à te faire du bien en te permettant de te recentrer sur tes sens, que tu ressentes la vie en toi, plutôt que tu muselles une part de ta nature. Je te demande la plus grande franchise. Pas de questions d’ordre privées ou professionnelles, juste sur toi et aucune obligation d’aller plus loin. Ici, il n’y a aucun tabou qui ne soit tien. Toutes les questions peuvent être posées, et les réponses données. Je te propose un jeu entre adultes consentants sous le signe du don de soi. Tu m’offre ton corps, je t’offre la découverte d’une part de toi. Je vais commencer doucement. Je ne te demande qu’une chose lorsque j’essaierais quelque chose qui ne te plait pas, qui dépasse tes possibilités, utilise le mot « ROUGE ». C’est très sérieux, je suis là pour te libérer et te révéler à toi-même, pas te blesser ou te briser. N’acceptes jamais rien pour ME FAIRE PLAISIR ! Cela pourrait me mettre dans une rage froide que tu ne souhaites certainement pas connaître ! Maintenant assez parlé ! Réponds-moi : STOP ou PLUS ?
Ce discours me pénètre et touche au plus profond de mon esprit. Son toux doux pour parler de sexe, la liberté sous un voile autoritaire me font frissonner d’envie. Ses mains se sont promener sur mon corps tout au long de son discours, déclenchant des vibrations, une tension sexuelle que personne ne peut ignorer. Mon corps a répondu à ses sollicitations, mon sexe tremble. Ma voix a changé. Plus sourde, je lui réponds :
– Votre attention me touche, Madame. J’en veux PLUS, mais… Puis-je vous poser quelques questions ?
– Bien sûr, c’est le but de cet échange préliminaire !
– Je n’ai jamais eu de relation… homosexuelle. Je ne sais pas, si… Vos tiroirs contiennent des objets qui me sont inconnus ! Ce sont des « jouets », tous ??? Même le dernier tiroir ? C’est… pour moi ? Je redoute sa réponse.
– Tu n’as pas besoin de t’inquiéter de ce que contient ce tiroir. Il n’y a rien pour toi dedans. Je t’ai dit que je ne laissais aucune trace, si ce n’est un souvenir de mon passage dans ton âme. Autre chose ? Je t’ai dit AUCUN TABOU !!!
– Je ne sais pas si je vais apprécier et être digne de vos attentions. Mais je ne comprends pas. Pourquoi moi et pas un de mes collègues ? Et pourquoi les bracelets, les ceintures, les fouets ? Est-ce que vous… vous occuperez… de… T-T-TOUT mon corps ? Je, je…
Alors que je cède à une panique intérieure et n’arrivant plus à formuler mes questions, ses mains se posent sur mes yeux, ce qui provoquent un calme intense immédiat. Son énergie est impressionnante. Je me détends en une seconde. Mes peurs s’évanouissent. Elle me susurre doucement :
– Respires ! Si je t’ai choisi, c’est parce que, contrairement aux autres, il émane de toi quelque chose que je voulais explorer, une possibilité. Les autres sont trop primaires. Tu es plus… complexe. Je t’ai observé avec eux. Je ne connais pas ta position par rapport à tes collègues, mais tu sembles les dominer sans faire preuve d’autorité. Je ne veux pas savoir si tu es le boss. La question n’est pas là. Mais quelque chose en toi me fait vibrer et je voulais t’offrir la connaissance de tes possibilités. Et souviens-toi, si quelque chose ne te convient pas, … Elle laisse sa voix en suspend.
– ROUGE ? Madame, c’est ce que je dois dire ?
– Bien !!! Maintenant, nous pouvons commencer ! Vas t’assoir sur la chaise. Oui, celle des sangles !!
Je me rends sur cette chaise qui me trouble. En parcourant les quelques pas qui m’en séparent, j’ai des images qui me viennent. Des choses auxquelles je n’avais jamais pensé, je ne sais pas ce que j’éprouve, mais ce n’est pas de la honte. Lorsque ma peau touche son cuir froid, je ne peux retenir un gémissement. Je m’assois le plus confortablement possible. Elle passe derrière moi et repositionne le dossier pour que mon dos soit plus en contact avec le cuir. Des frissons parcourent ma peau. Le désir prend le pas sur l’appréhension. Tout mon corps se réchauffe lorsque ses mains se saisissent de mes poignets et y nouent les lanières de cuir à l’arrière du dossier. Par réflexe, plus que pour me libérer, je tire mais je sens le cuir qui m’enserre, retenir mes mouvements. Puis, elle se place devant moi et se penche en frôlant mes cuisses de son visage. Elle procède méthodiquement de la même manière avec mes chevilles qui se retrouvent liées aux pieds de la chaise. En se relevant, elle place ses mains sur mes genoux et les faits glisser entre mes cuisses pour les écarter. Je n’oppose aucune résistance. Je suis à ELLE. Je ne veux rien d’autre que sentir sa peau sur la mienne. Je voudrais la toucher, mais mes mains sont liées. Je ne fais plus qu’un avec la chaise.
– Tout va bien ? Sa voix glisse comme une caresse sur mon corps.
– Oui, Madame ! Ma voix se brise sur ce mot.
Je ne sais pas ce qu’il m’arrive. Chacun de ses déplacements provoque une caresse sensuelle de ses doigts. De mes cuisses à mon cou, une seule zone n’est pas en contact avec sa peau. Mon sexe se dresse comme s’il voulait lui aussi sa caresse. Elle tend la main jusqu’au meuble à tiroirs et en ouvre le premier, en sort une bande de tissu en velours rouge. Elle l’examine, semble satisfaite et quand elle revient vers moi, elle tient l’étoffe nonchalamment entre ses doigts.
– Je voudrais te proposer d’explorer tes sens. Me fais-tu confiance ???
– oui, Madame !
Dans mon esprit embrumé par l’ivresse de la montée du désir, elle semble flotter entre deux eaux. Elle se glisse hors de mon champ de vision, présente devant mes yeux le morceau d’étoffe. Je me retrouve aveugle. Par réflexe, je bouge la tête pour essayer de la voir malgré le bandeau. Sa voix, encore…
– Si tu veux arrêter, que dois-tu faire ????
– Dire le mot Rouge, Madame !!
– Bien ! Ne t’oblige jamais à accepter quelque chose que tu ne veux pas !! Elle dit ça en serrant le bandeau…
La perte de la vue exacerbe tous mes autres sens. Sur ma peau, je sens l’air se déplacer avec elle, son parfum semble plus fort et sa respiration plus perceptible. Quand elle pose ses doigts, ou plutôt ses ongles, sur mon corps, après des secondes interminables, je sursaute malgré moi. Ils glissent sur ma peau en suivant les lignes musculaires de mes bras et mon torse. Ses griffes sont douces. Elle a promis de ne pas laisser de traces mais je sens, longtemps après, leur passage, comme une brûlure. J’en veux plus et mon corps cherche le contact en se débattant malgré les liens. Soudain, ce ne sont plus ses griffes mais des frôlements plus froids que je perçois. D’abord sur mes bras, puis, après un instant en suspend, sur l’intérieur de mes cuisses. Les vibrations de mon corps sont hors de mon contrôle. Je frémis !!! Ce qui me frôlait il y a encore quelques secondes, vient de claquer, non sur moi mais sur autre chose. L’air vibre avant que je ne sente une brûlure légère sur ma cuisse, puis la chaleur douce de sa main qui glisse sur la brûlure, apaisant immédiatement le feu. J’aime ça ! C’est impressionnant ! J’aime la douceur auprès la douleur. Cela se reproduit sur mon autre cuisse avec le même enchaînement. J’essaie de deviner où cela va frapper ensuite. Mais rien, pendant quelques instants. Les lanières reviennent en glissant sur mon torse. Elle sont larges et font un bruit de claque même sans frapper. Elle les fait glisser le long de mon sexe qui se dresse comme en demande. Les lanières claquent. Cette fois, c’est la bonne. Je ne peux retenir mon cri quand le feu brûle mon entrejambe, pas mon sexe, juste en dessous. Je ne savais pas que je pouvais éprouver une telle onde de plaisir. Et invariablement ses mains viennent apaiser les souffrances. Pendant qu’une main reste sur ma queue, l’autre m’attrape le menton.
– Dis-moi !!!! Il me semble que tu aimes ça !!!! Je veux t’entendre le dire !
– Je vous en supplie ! Continuez Madame ! Ne me mettez pas au supplice de l’attente. J’aime vos mains après la brûlure.
Les lanières fusent sur mes bras et mon torse. Je ne retiens rien, mes gémissements, mes cris doivent s’entendre dans tout l’hôtel. Je me mors les lèvres pour les retenir, mais rien n’y fait, quand les lanières claquent.
– N’aies pas peur pour le bruit ! L’insonorisation est parfaite ici. Cries, si tu en ressens le besoin, gémies autant que tu le veux, ne retiens rien, pas même tes mots ! Je peux tout entendre et tu es là pour ça !
Je sens un plaisir fou monter du plus profond de moi. Sa voix me guide. Les lanières claquent encore sur mes cuisses. Je sens que quelque chose s’enroule autour de mon cou. Panique. Mais très vite sa voix pénètre mon esprit.
– Restes tranquille ! Tu es à moi le temps de cette séance. Ce collier marque ta place à mes côtés.
Mon esprit vacille. J’aime l’idée de ne plus m’appartenir, de laisser les rênes à quelqu’un d’autre. C’est apaisant. Le calme revient sous mon crâne. La douleur n’est plus douleur. La sensation est étrange.
– Je vais faire glisser quelque chose sur ton corps et tu devras me dire ce que c’est et si cela te plaît.
Sur mon pied, je sens du froid, très froid, et qui laisse une trace sur son passage. Au fur et à mesure de son avancée, la chose déclenche des frissons. Je me risque à proposer de la glace. Mais, je n’apprécie que moyennement. Les sensations changent. La chose est plus chaude, intermittente aussi. A mi-cuisse, je ressens des chatouilles. J’essaye de me dégager car je suis relativement sensible à ça. La chose s’approche de mon entrejambe. Je sens mon sexe se tendre comme un fou. Une langue. SA LANGUE. Elle passe sous ma queue. Je voudrais refermer mes jambes sur elle, la retenir. Mais soudain, plus rien. Elle n’est plus là. Et les lanières reviennent sur mon sexe qui se tend à m’arracher un long gémissement, malgré la pluie de coup…
Je sens le bandeau se desserrer.
– Non ! Laissez-le ! J’en veux encore ! Instantanément, le fouet claque un peu plus fort sur ma queue insolente.
– Tu ne décides pas de tout, sinon je ne serais pas une domina ! Je sais que tu aimes et nous verrons si tu le mérites encore. Et ne t’avises surtout pas de me retenir comme tu viens d’essayer de le faire !
Je sens l’ensemble des liens se détendre, mais elle pose à mes poignets et chevilles, les bracelets de cuir que j’ai vu dans le tiroir.
– Tu es à moi ! Je te laisse le temps de reprendre tes esprits avant de passer à autre chose ! Veux-tu boire quelque chose, plus fort qu’un Perrier tranche, peut-être !
– Non, Madame, juste de l’eau ! Merci !
Je dis ça comme si j’étais de nouveau au bar. Je suis étonnamment détendu, alors que mes jambes tremblent encore du plaisir ressenti et que je découvre de larges zébrures sur ma peau. Mes doigts suivent les lignes tracées. J’ai aimé ce moment. Elle dépose sur le guéridon un verre et une carafe d’eau et va s’assoir dans son fauteuil. Je constate alors que le carré de cuir que j’avais pris pour une jupe ne couvre pas son cul. J’en frissonne. Sa simplicité est tellement naturelle. J’ai hâte d’en découvrir plus. J’ose interrompre le silence :
– Madame, est-ce que je peux oser une question ?
– Si tu as assez d’énergie pour poser une question et donc réfléchir, c’est que tu en as assez pour continuer. Vas-y, poses ta question, Soumis !!!
La manière qu’elle a prononcé ce dernier mot me fige ! Ainsi, c’est ce que je suis près d’Elle ? Un soumis ! C’est étonnant, mais j’en suis fier. J’aime l’entendre de sa bouche. Jusque-là, je le redoutais. Maintenant, je sais !
– Madame, aurais-je le droit de vous toucher ?
– Uniquement si tu le mérites et maintenant que tu es un Soumis, appelle-moi Maitresse ! Si tu oublie ta position, je saurais te la rappeler !
En disant cela, elle fait claquer dans sa main, un martinet qu’elle tient encore. Un frisson me parcourt la peau. Elle s’approche de moi, impressionnante, et attrape mon collier. Elle me relève, me guide vers le lit et m’y projette avec une facilité déconcertante.
– À genoux … Maintenant !!
Le martinet claque sur mon cul. Je m’exécute. Elle attrape mes chevilles et les écarte. Une lanière tombe du baldaquin sur mon cul, en douceur comme au ralenti. Mes pieds se retrouvent liés chacun à un des coins inférieurs du lit. Un gros coussin très ferme glisse sous mon ventre. Il est froid sur ma peau en feu. Je reste immobile, j’attends la suite. Ses mains glissent le long de mon dos, remontant de mes cuisses jusqu’à mes épaules. Une autre lanière tombe, s’enroule à un de mes poignets tel un serpent et va rejoindre celle de ma cheville. Mon autre poignet subit le même sort. Je me retrouve le cul totalement offert et … ouvert. J’appréhende la suite. Je suis vierge, si l’on peut dire, à ce niveau-là ! Ses mains reprennent leur escapade sur ma peau. Elles libèrent ma queue tendue bloquée entre mon ventre et le coussin. Je pousse un cri quand elle le force à se mettre à la verticale et le masse avec fermeté. Je le sens perler. Puis, les lanières fines, cette fois, d’un nouveau jouet viennent glisser entre mes cuisses. Elles claquent sur la peau de mon cul tendu, m’arrachant un cri du surprise. Je sens une multitude de passages du martinet, certains semblent chercher quelque chose. Ca y est, elles ont trouvé. Les lanières claquent sur mon anus !!! Le plaisir est tel que je sens ma queue battre contre le coussin et ce contact froid déclenche des gémissements étranges.
– Tu gémis comme une chienne, Soumis !!! Cela te plairait-il d’être une chienne pour ta Maîtresse ?
– Oui, je voudrais bien !
Un violent coup de martinet atteint mon cul.
– Maîtresse, pardonnez-moi ! Oui, Maîtresse !
– Oui ? Quoi ? Dis-le !!!
– Je veux être votre chien, Maîtresse !
– un chien ??? En l’entendant prononcer ce mot, je prends conscience de mon ignorance, et le martinet frappe encore. Si j’avais voulu un chien, j’aurais été une chienne. Suis-je une chienne ?
– Non, Maîtresse, vous êtes MA Maîtresse et je suis votre chienne !
Une nouvelle salve de coup tombe sur mon cul et mes reins. Cette fois, je ne reçois pas les caresses habituelles. Je l’ai contrarié. Je dois me faire pardonner. Malgré l’appréhension, je résiste à l’usage du MOT. Quand les coups de fouet s’arrêtent, je ne sens que le feu de ma peau, ma honte d’avoir oublié ma place auprès d’Elle et la peur qu’elle m’abandonne sans rien de plus. Elle n’est plus près de moi et le froid de la pièce glisse sur ma peau. Ce répit me fait du bien et me permet de réfléchir à ma position vis-à-vis de cette femme que je ne connaissais pas, il y a encore 2 heures !!! Je perçois des mouvements, mais ma position m’empêche de voir ce qui se passe. Sommes-nous toujours que tous les deux ? Ses mains se posent doucement sur la peau brûlante de mes reins. Elle caresse mon cul avec douceur. Cela contraste avec le fouet de tout à l’heure.
– Tu as retenu le MOT !!!! Pourquoi ?
– Pour explorer mes limites, Maîtresse… Et me faire pardonner ! Je suis votre chienne et rien de plus, tant que vous le désirez ainsi ! J’ai peur de sa réaction, mais rien ne vient. Cette réponse doit lui convenir.
Quelque chose de très froid glisse entre mes fesses. Je frissonne. Je sens que quelque chose glisse et frotte mon anus. Oh! Ca ne fait pas que frotter, je sens que ça entre… Je ne sais pas ce que c’est mais… Humm ! C’est étrangement bon ! Je sens mon trou se détendre. Je mors les draps du lit pour retenir mes gémissements. Les entendre décuple mon plaisir. Soudain, ça ressort. Maintenant, c’est différent, plus conséquent, plus long peut-être. Ahh ! Non ! plus large, car je sens que je m’écarte lentement.
– Détends-toi ! Je vais te dilater le cul en douceur ! Je vois que tu aimes ça et que ma petite chienne va bien se comporter. Ne t’inquiètes pas, pour une première, je resterais avec du synthétique, du plastique si tu préfères ! Mais !! Tu mors les draps ???? Préfères-tu un bâillon pour ne plus entendre tes gémissements de femelle en rut ?
Je hoche la tête frénétiquement ! Oui, je le voudrais, bien sûr, mais je ne peux pas parler, tant le plaisir est là.
– Moi, j’adore t’entendre ! Alors continuons !!!
Et je sens à nouveau mon cul de chienne s’ouvrir plus largement et plus profondément. Ma queue bat sans contrôle la mesure d’une musique inaudible. Ma Maîtresse pose sa main chaude sur mon sexe tendu, le tâte, le presse. Puis la tension de mon cul diminue graduellement. Je sens que ça sort progressivement. Quand ses mains se posent sur mes reins, mon esprit se focalise sur cette douce sensation. Mais l’instant d’après, je perds pied dans une vague de plaisir intense. Elle me baise. Je sens ses cuisses contre les miennes, un jouet entre et sort de mon cul à un rythme régulier, déclenchant à chaque mouvement une vague intense qui m’emporte et me redépose inexorablement entre ses mains. Cela semble durer des heures, je gémis, halète. Quand je pense qu’elle s’éloigne trop, je crie. La chaleur qui m’envahit menace de me submerger totalement. Ma queue donne de violents coups dans le coussin. J’ai une furieuse envie de plonger en elle, comme elle plonge en moi. La sueur perle le long de mon dos. Une de ses mains agrippe mon collier de cuir. Cette chevauchée prend des allures de cavalcade furieuse. Je suis à la limite de ma résistance, mais je ne veux pas jouir maintenant, pas encore, pas comme ça !!!! Elle doit le sentir, car elle sort de moi d’un coup, me faisant pousser un hurlement où se mêlent rage et désespoir.
Je suis libéré de mes liens d’un seul coup et je me recroqueville sur le lit les yeux fermés. Elle vient s’assoir près de moi. Je sens son parfum. Je veux continuer à sentir les vagues de plaisirs intenses qui m’envahissent, se calmant peu à peu. Elle caresse mes cheveux avec tendresse, me laisse le temps de redescendre de cette étape importante dans l’apprentissage de mon propre corps et plaisir. Elle reste là sans un mot. Je sombre dans un autre monde fait de vibrations, de secousses. Je ne sais pas combien de temps cela dure, mais quand je m’aventure à ouvrir les yeux, elle n’est plus là. Une angoisse profonde monte en moi. Je balaye la pièce du regard. Sur le guéridon, la carafe n’est plus là, mais un thermos l’a remplacé. Une douce odeur de cannelle et de cacao flotte dans la pièce et je remarque que je suis recouvert d’une couverture légère et que les draps ont disparu.
– Enfin, te revoilà mon Soumis !!! Comment vas-tu ?
Alors que j’essaie de me lever,…
– Prends ton temps, ce que tu viens de vivre est brutal. Ton corps et ton esprit ont besoin de reprendre racine dans ce monde. Cela va tourner un peu. Viens boire, cela te fera du bien.
Je la retrouve assise nonchalamment sur la chaise aux sangles. Ses jambes croisées semblent ainsi interminables. Elle me tend une tasse d’un breuvage incertain alors que je me dirige vers elle d’un pas tout aussi incertain. La terre tangue. Je prends place à ses côtés en essayant de la toucher pour me ramener complètement dans l’instant présent. La boisson offerte coule, chaude, dans ma gorge. Elle apaise les tensions. Je passe ma main sur mon cou. Le collier ! Je n’ai pas rêvé. J’ai réellement vécu ce moment intense. Malgré la violence du fouet, je ne ressens pas de douleurs. Mon étonnement doit se voir, car elle sourit de me regarder.
– Je dispose d’un onguent personnel qui apaise vite et bien. D’ici 24 heures, il n’y paraîtra plus. Te souviens-tu de tout ?
– Maîtresse, merci ! Je ne savais qu’un tel plaisir pouvait se vivre. Excusez ma question, mais où sont passés les draps ?
– Tu ne te souviens donc pas de TOUT visiblement.
Elle rit cette fois sans retenue. Se moque-t-elle ?
– Pourquoi garderais-je des draps souillés ? Oui, ne me regarde pas comme ça !!!! Ce n’est pas un drame, au contraire !!! Tu as jouis comme j’en ai rarement vu. Tu as vraiment beaucoup aimé mon traitement.
J’ai joui ??? Comme ça ??? Serais-je homosexuel ? Non que cela ne me pose de problème, mais, s’ignorer si longtemps ??? Mon esprit repart dans ses questions, quand encore une fois, c’est SA voix qui me ramène à elle.
– Non, tu n’es pas homosexuel. Cette zone est sensible pour toutes et tous. Et ce n’est pas ça être homosexuel. Je ne t’ai pas proposé un homme pour le faire. Je t’ai baisé moi-même. Et c’est ça qui t’a donné ce plaisir intense. Peut-être es-tu bi, mais qu’importe. Tu aimes que je te prenne le cul sans façon ni manière. Pour le moment, c’est tout ce qui importe. Tu as lâché prise pour sombrer dans le plaisir sans limites. Tu t’es offert à moi. Je vais te laisser tranquille pour ce soir. Rhabille-toi et remonte dans ta chambre ! Prends une douche et couche-toi. Demain est un autre jour.
Je me sens vide. Ma tête pour une fois n’est pas noyée de questions, d’inquiétudes vaines. Je suis calme, mais je voudrais tellement la sentir encore prêt de moi. Juste un peu.
Elle se lève, commence à s’éloigner, mais fait demi-tour et vient plaquer sur mes lèvres un baiser plein de fougue. Ses mains glissent sur mes épaules, déclenchant une nouvelle vague de plaisir. Mais elles ne cherchent qu’une chose. Détacher mon collier. Mes mains la retienne, mais rien n’y fait. Elle retire la bande de cuir, qui fait que je lui appartiens. Je me sens comme perdu.
– Je le retire car nous ne sommes plus dans le jeu. Montes dans ta chambre !
– Bien, Maîtresse !!!
– Oublies la Domina, je suis Galadriel. Je ne serais ta Maîtresse que dans ce contexte précis. Un collier, une Maîtresse. Jamais en dehors. Tu m’as compris !
Je hoche la tête. Je ramasse mes affaires, m’habille et quitte cette pièce qui m’a tant appris.
De retour dans ma chambre, je me demande encore ce qu’il s’est passé là-bas. Je cours presque dans la salle de bain pour voir les traces et me rassurer. Je n’ai pas rêvé. J’ai réellement vécu ce moment. J’en suis là, à nouveau nu, pour la deuxième fois de la soirée, quand on frappe à la porte de ma chambre. Je m’enroule dans une serviette et vais voir qui cela peut être. Derrière la porte, le barman tient un plateau qu’il me tend. Dessus, un petit pot et une enveloppe. Je me précipite sur l’enveloppe, en déchire le papier et à la vue de ces lettres fines, je claque la porte et vais m’installer sur le fauteuil. Sans voir les mots, je suis les lignes qui dessinent une part de mon plaisir. Ensuite viennent les mots :
"Richard,
Si tu souhaites que nous continuions nos jeux, places une orchidée blanche à la fenêtre de ton bureau. Tu recevras, dans la semaine, une invitation et des consignes.
A bientôt, j'espère,
Galadriel"

Madame Galadriel déshabille, elle punit, sodomise, elle sait ce qui est bon pour les soumis et le leur faite comprendre, elle nous apprend Respect, autorité et hiérarchie et elle nous permet de nous épanouir dans ce récit plein de tact et d’évidences. je le relis chaque jour et je m’y sens à ma place, merci Madame.
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