La punition

Nous voilà vendredi. Mon mari, comme d’habitude depuis la fin du premier confinement, travaille à la maison dans la pièce que nous appelons le bureau. C’est pas mal, le télétravail ! Moi je suis aussi à la maison en convalescence après un petit accident de voiture. Le temps est enfin de saison, il pleut et les températures se sont rafraîchies. Je profite d’une accalmie pour sortir me promener avec notre chienne, nous en avons bien besoin toutes les deux. Je préviens mon mari pour ne pas qu’il s’inquiète.

Au bout d’une heure, nous sommes de retour à la maison. Ma chienne se couche épuisée par la balade. Je m’apprête à aller prendre une petite douche pour me réchauffer et me débarrasser de la sueur de cette heure de marche sportive, me détendre aussi, quand la voix de mon mari m’arrête sur le chemin de la salle de bain.

Tu es rentrée, mon amour ?

Oui, je prends une douche et j’arrive ! Tout va bien?

Vas prendre ta douche et viens me voir, s’il te plaît ! J’ai quelque chose à te montrer !

Je prends le chemin du bureau quand sa voix m’arrête net.

J’ai dit d’aller prendre ta douche !

Le ton n’est plus le même, plus sec, plus dur. Je me décide à obtempérer. Quand il prend cette voix, me vaut pour moi filer droit. Je me déshabille et prends une bonne douche, bien chaude pour détendre les tensions de mon cou, séquelle de ce stupide accident de voiture. Je laisse donc couler l’eau chaude sur mon cou et mon dos, les deux mains contre le mur. Je coupe l’arrivée d’eau, me sèche et passe une tenue simple composée d’un pantalon large et fluide coloré et un tee-shirt noir, sans rien en dessous, pour être à l’aise.

Quand je sors de la salle de bain, il me dit de m’arrêter devant le rideau du bureau (il n’y a que très peu de portes chez nous). Je me demande bien ce qu’il veut me montrer et pourquoi je dois rester comme une idiote derrière ce rideau. Mais bon ! Il a sûrement une raison. Il me demande si je n’ai rien à lui avouer. Là, il m’inquiète car je ne sais pas que j’aurais à lui avouer. Je lui réponds que non, là comme ça, je ne vois pas de quoi il parle ! Il me demande de me retourner, dos au rideau, qu’il a une surprise ! Un peu intriguée, je m’exécute. Je sens le rideau contre mon dos bouger et le tissu d’un de mes foulards me frôler. D’un seul coup, la nuit tombe sur mon regard. Que me vaut un jeu en plein après-midi de télétravail, un client pourrait appeler…

M’ayant fait me retourner, il m’entraîne dans le bureau. Mes pieds butent contre quelque chose que j’identifie tout de suite : le matelas que nous gardons pour nos jeux. Il me fait mettre à genoux et tendre les mains. Il me repose la question

Tu es sûre de rien n’avoir à me dire ?

Sa voix est dure, mais je ne comprends toujours pas de quoi il parle. Je sens les bracelets de cuir, que j’aime tant, se renfermer sur mes poignets. Il a quelque chose à me reprocher à la manière dont il a serré les lanières de cuir. J’essaie d’écarter les mains pour constater qu’en plus il les a attachées ensemble. Il me fait basculer en avant sans prévenir et je me retrouve les bras sur le matelas, mains en avant. Un mélange de peur et d’excitation m’envahit. Que se passe-t-il ? Qu’arrive-t-il à mon mari, lui si peu porté par ce genre de jeux ? J’entends qu’il déplace quelque chose. Il tire sur le mousqueton qui relie mes bracelets, m’obligeant à être presque allongée. J’entends un clic métallique, puis je sens que le foulard est desserré. Je cherche mon mari du regard et tombe sur ses yeux qui me lancent des éclairs.

Alors comme ça, tu n’as rien à me dire ! Tu t’achètes des jouets sans ma permission, maintenant ?

Je nie totalement ses accusations ridicules, mais je ne dois pas être convaincante, car en une seconde je sens le feu du cuir sur mes fesses, me faisant lâcher un

Aïe ! Qu’est ce qu’il te prend ?

Tout son corps se crispe. Quand il est dans cet état, j’ai forcément fait une bêtise. Mon cerveau tourne à plein régime. Il est vrai que j’ai acheté quelques jouets mais rien de bien fou. Des pinces à tétons réunies par une chaîne, un petit collier rouge avec un petit cœur en son centre et …. Oh ! merde ! Je l’avais oublié celui-là ! Un petit bijou anale en acier et verroterie rouge ! Oups !

Je sens d’un seul coup mon tee-shirt passer par-dessus ma tête et mon pantalon tomber sur mes mollets.

Je te conseille de tendre ton cul et vite pour recevoir ta punition !

Les premiers coups de martinet tombent sur l’arrondi de mes fesses. Je ramène mes genoux sous moi pour protéger mes cuisses, mais c’est peine perdue. Le temps de réagir et les premières salves sont déjà tombées sur le haut de mes cuisses. En essayant d’esquiver (chose qui le met encore plus en colère), je constate que je ne peux pas ramener mes mains et donc mes bras sous mon corps. À quoi les a-t-il attachées ? Quand a-t-il eu le temps de fixer cet anneau dans le sol du bureau ? Le feu du cuir remonte sur mes reins, me faisant me cambrer. Je suis à Lui, je n’y peux rien. Tout ce qu’il me fait, me procure une onde de plaisir sous le feu. Je sens que mon intimité veut se prendre pour un pompier et éteindre les flammes par son humidité grandissante.

D’un seul coup, je sens qu’il cherche entre mes fesses. Je comprends quand il est trop tard. Les coups portés ont eu pour résultat de me faire me cambrer le plus possible et je sens le métal froid sur ma peau. Sans autre précaution, il enfonce le plug froid dans mon anus. La réaction est immédiate. Un long gémissement sort de ma gorge sans que je puisse me contrôler. Et le feu reprend. Il commence par vouloir des explications, me pose mille questions : où je l’ai acheté, pour quoi faire, ou pour qui, avec qui j’y suis allée ? Mais ses coups ne me laissent pas répondre. Il le sait, il se moque des réponses. Il veut reprendre sa place, marquer son territoire, Lui seul décide de ce genre de choses.

Je ne sens plus de coups mais le feu est là et son effet perdure. Mes gémissements semblent l’exciter et il commence à jouer avec mon vibro sur ma chatte ouverte et plus qu’humide. Chaque vibration augmente mes gémissements. Chaque va-et-vient est puissant, rapide et contribue à faire monter ma fièvre. Quand il sent que je suis prête, il retire le vibro si vite qu’il attire à lui les eaux de ma jouissance. Il plonge en moi sa queue qui, après la fontaine, semble recouverte de papier de verre, elle d’habitude si douce. Je ne peux pas me soustraire à ses assauts, ses mains bien agrippées, l’une perdue dans ma crinière et l’autre sur ma hanche. Il s’active furieusement. Je sens la prochaine vague arriver quand…

Je me réveille dans mon lit, essoufflée, en sueur et seule… Ce n’était rien d’autre qu’un rêve, mais quel rêve !!! Je m’assois sur le bord de mon lit et constate les dégâts !!! Mon lit et mes draps portent les stigmates de mon rêve ! Mon mari n’est pas comme ça ! Quel dommage !

Publié par Galadriel

Libertine et fière de l'être

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